" Quand y aura-t-il des observateurs qui nous rendront compte de ce que font nos hirondelles au Sénégal et nos cailles en Barbarie ? "
- Comte de Buffon, 1737
" (...) la biodiversité, très sincèrement, tout le monde s'en fiche, à part quelques-uns ! "
- Nicolas Hulot, 2018 03 21

vendredi 22 décembre 2017

22, chasse-poussière et chasse-sable sur la plaine de crue - qu'on tue aussi à petit feu

Héron cendré dans le chasse-sable,
sur la digue du 'canal de décharge' 2017 12 22, 10h18 / © Photo par Frédéric Bacuez

* Plaine de crue du fleuve Sénégal et 'canal de décharge' -

22 décembre 2017, 7h50-13h25-
A pied.

Temps: hiver + 1, 16-25° !
Chasse-sable et chasse-poussière dès 9h du matin, vent d'E jusqu'à 33 km/h / Lever de soleil, peu visible, 7h29
(1h, 19°) / (5h, 17°) / 9h, 16° / 13h, 23° / (14h, 24°) / (15h, 25°) / ( 16h, 24°)
Température maximale record ces 30 dernières années: 37° (2008) / Température maximale moyenne: 29°
Température minimale record ces 30 dernières années: 15° (1988) / Température minimale moyenne: 20°

Météo: un peu de lexicologie sahélienne

Bal poussière depuis quelques jours, dans la vallée et une bonne partie du pays, y compris sur la péninsule océanique de Dakar*! Ce 22 décembre sera d'ailleurs le jour le plus poussiéreux d'une fin décembre sous l'emprise des éléments conquérants qui déboulent de l'orient, j'ai nommé chasse-poussière et chasse-sable*1. Avec toutes les particules fines qui font le yo-yo de bas en haut et de haut en bas au gré du jour et de la nuit. Dès 9h, le vent se lève, et lève ses milliards de granules, on en a pour ses mirettes, plein les yeux. Quant aux lumières atlantiques, ça n'aura pas duré. Plus précisément, ça ne dure plus, ici. Saint-Louis longtemps fut connue pour être un cas à part, en Afrique de l'ouest sahélienne: une tête de pont marocaine en terres subsahariennes, quelque chose d'Essaouira, d'El Jadida, d'Azemmour, d'Asilah, de Larache... On arrête là les parallèles quelque peu hâtifs, on se ferait presque du mal... Il n'empêche que les Anciens racontent, avec de grands gestes et des mimiques expressives combien avant, autrefois, jadis, mais il n'y a pas si longtemps, notre hiver tropicalisé était froid, et lumineux. Façonné par les alizés occidentaux plus que par l'harmattan des Niaks. Avec des ombres profondes, et des ensoleillements auxquels on s'exposait délibérément, ne serait-ce que quelques instants, pour se libérer des engourdissements de la nuit. Le soir sur l'île dite patrimoniale, à l'heure des beaux habits et du paseo, une tradition moribonde, chaque pas de porte était occupé par le brasero autour duquel les passants faisaient une pose, et tout en se frottant les mains autour des braises incandescentes échangeaient sur les nouvelles du jour. De cette époque, seul le goût des commérages perdure. Il ne faut pas se mentir, la capitale de l'Empire français ouest-africain a toujours été un trou du cul du monde, un "caprice" sur le "fleuve", d'un ennui et d'un provincialisme dont on aurait aimé qu'un Balzac du cru fasse son miel. Aujourd'hui, il faut fuir le soleil et maintenant la poussière de plus en plus précoce, prégnante autant que les volutes tyranniques des vociférateurs ! Chapes de plomb...

*1 Lire: Brume sèche, brume de poussière, chasse-sable et tempête de sable,
par Zeineddine Nouaceur in NOROIS - Environnement. Aménagement. Société, p. 121-128, 2004 

*2 La poussière va persister jusqu’en fin décembre, APS in Ndarinfo 2017 12 27
Voir aussi sur Ornithondar
Galerie: ici c'est le Sahel, 'rivage' en arabe... ! Tantôt de l'Atlantique, tantôt du Sahara..., 2017 12 24

Nota: vous me direz, 'il fait pourtant bien frisquet, cette année'. Bah oui, c'est l'hiver de l'hémisphère nord, même ici, et ces températures n'ont rien que de normales, pour la saison. N'était que petit à petit nous en perdons l'habitude, avec toutes nos trumpitudes irresponsables, celles des Sahéliens au premier chef, et dans une durée autrement plus longue que le seul mandat d'un énième imbécile yankee. Et que nos cerveaux étriqués, dotés d'une très faible mémoire - nous ne sommes pas des éléphants, sus à eux- vivent plus de ressentis que de mesures scientifiques imparables. Même si 23° à 13h, ce n'est pas une plaisanterie - de toute façon ici on ne sait pas plaisanter, tout est premier degré, on n'est pas en Afrique. Aujourd'hui dans la basse vallée du fleuve Sénégal, la température maximale (25°) sera de quatre degrés sous la moyenne des trente dernières années (29°). Pour un peu nous aurions pu battre le record minimal d'un 22 décembre, 15° en 1988 (16° au petit matin de 2017). Ah oui, le 22 décembre 1993, comme quoi la climatologie sahélienne n'est pas ce long fleuve tranquille qu'on veut faire accroire, il était tombé 92,2 mm de pluies dites de heug [alias pluies de saison sèche, ou hors-saison, en langue wolof], lesquelles, à la différence des ondées printanières surnommées pluies des mangues (un classique des latitudes soudano/pré-guinéennes, rarissimes au Sahel), sont particulièrement meurtrières pour le bétail domestique et les oiseaux, à cause du choc thermique quasi instantané et l'hécatombe faite à la faune d'insectes - le vivier nourricier de nombreux passereaux et autres voisins à plumes. Notre bulle d'air frais actuelle, descendue de l'Europe en ramassant au passage les sables mauritaniens viendrait à percuter une remontée d'air chaud du Golfe de Guinée, on serait bon pour une tragédie plus récente que celle de l'antédiluvienne 1993, déjà effacée des mémoires... Les 9, 10 et 11 janvier 2002, la vallée du fleuve Sénégal, du coté de Podor surtout, subissait sa pire catastrophe climatique hors cycle des grandes sécheresses. 97,2 mm de pluies diluviennes et glaciales avaient décimé le bétail et emporté la vie de plusieurs dizaines d'Hommes. Dieu est grand, il finira bien par être miséricordieux, on n'en doute pas un instant. Prions, prions.

Ci-dessous:
Une dizaine de jours dans 'les particules'...
2017 12 21-30



Pas un pélican, pas un balbuzard, pas un pygargue - même vociférant !

Avec ce temps à ne pas mettre le nez dehors - on en revient les narines croûtées et la dentition craquante-, les oiseaux se font rares et discrets. Hors de question de sortir la voilure quand on est un pélican ou une cigogne; on n'aura pas le spectacle habituel, pour compenser les heures trop chaudes, de leurs pompes et des vols glissés au-dessus du fleuve et de la vaste plaine. Trop éprouvant, trop risqué pour eux. Même punition pour les grands rapaces; les pêcheurs restent à quai: les balbuzards au sol, la tête bien rentrée dans les épaules, quelque part sous le vent; les pygargues solidement accrochés à la branche d'un palétuvier. Ceux-là, ce ne sont pas des hystériques, tout de même, je ne les entendrai pas vociférer de la journée - même les voix authentiques de l'Afrique se taisent ! Quant aux busards, qui se jouent habituellement des vents pour tanguer avec grace à quelques mètres au-dessus de la steppe, ils ont préféré s'abstenir de jouer avec les particules, ce matin. Les cieux sont aussi d'un ennui... 

Jeu de piste - on n'est pas rendu !

En attendant la mansuétude du Tout-Puissant et de tous ses saints, il faudrait être aveugle, ou malhonnête, pour ne pas voir le réel: la nature bas-deltaïque part en lambeaux. Ce qui restait de sa biodiversité périclite; la petite, maintenant, après la grande. Le phacochère va y passer aussi ! Et nous, Homo Economicus/Homo Festivus sommes les seuls coupables de cet écocide. Même, a fortiori, avec notre profonde ignorance de ces réalités-là. Ignorance plus profonde qu'ailleurs, délibérément entretenue par une idéologie autrement plus morbide que ma plume dans la plaie, je veux parler de ce suicidaire positivisme hébété, orgueilleusement inculte, qui consiste à relativiser pour ne pas apprendre, c'est mieux pour de ne rien faire, ne pas agir, se cantonner dans son étroit univers hermétique et de l'entre-soi heureux (ou pas), et croire comme les illuminés du Ndar nocturne, que tout cela va s'arranger: 'Il', là-haut, 'ils' (les gouvernants, les experts, les bailleurs de fonds, bref les autres) vont résoudre les problèmes et "réparer" Dame Nature. Dont tout est fait pour que nous nous en éloignions le plus possible, ça en arrange bien certains. Déresponsabilisation obligatoire. A dessein. Malgré (ou à cause de ?) tous nos petits fonctionnaires et prétendus "spécialistes", "ingénieurs", "grands défenseurs de l'environnement", les bouffons comme les mandarins, les forestiers sur le front et toutes les populations-à-la-base d'un seul collectif citoyen résolument engagé pour la protection de son cadre de vie ! Le pire, c'est qu'ils sont nombreux à y croire, Blancs comme Noirs, idiots du village et dindons de la farce. Si avec toutes ces compétences on n'émerge pas et le monde entier ne reste pas coi devant tant de passion désintéressée pour Gaïa, c'est à se jeter dans les bras de Coumba Bang, la déesse du fleuve aujourd'hui décédée d'une occlusion intestinale à force d'avaler du plastique vagabond.

Morne plaine...
Il y avait:
Eiffage & Co et leur canal; 
les charretiers et nos ordures; 
les apprentis riziculteurs et leurs bricolages; 
les pêcheurs; les braconniers; les bûcherons, les charbonniers... 
N'en jetez plus !
Voilà maintenant les bidasses !


Les 18-19 décembre, des manoeuvres du 12e bataillon d'instruction des Armées de Bango investissent les digues: des équipes de troufions sont déposées le long des pistes pour une formation commando "24h dans la brouche". Nos p'tits gars en treillis s'installent rapidement sous les arbustes, certains ont déjà étendu la natte et ouvert le sacro-saint paquet pour Ataya

A un trio déjà à l'ombre, je lance, goguenard:
- Faites attention aux lions, cette nuit
L'un d'eux, après quelques secondes de stupeur:
- Les lions, c'est nous !
Ouais ouais ouais...
En même temps, le dernier fauve du coin, c'est à un téméraire Bangotin qu'on doit son éradication de cette partie du Sahel; c'était au sud-ouest du Djoudj, un an (1961) après l'Indépendance, à ce que m'a rapporté un ami sénégalais du village, presque aussi perfide que l'Ornithondar. Nous entrions alors et enfin dans l'ère moderne; de plain-pied.

Le 20 décembre, c'est à un vrai jeu de piste que j'ai l'heur d'être convié; à savoir, si je n'avais pas été déjà dans la confidence (hi hi hi...): primo, comprendre que des militaires étaient passé par ici; puis par là, aussi, et pi' encore là; secundo, géolocaliser leurs positions; et finir par me dire: on est foutus... Si même les boîtes en carton estampillées 'Direction de l'Intendance des Armées' et 'Armées Sénégalaises' sont abandonnées sur place par le seul corps censé être discipliné dans le pays, c'est que c'est sans espoir, pour leur environnement. Sans parler des autres inquiétudes.
Le 20 décembre toujours, après le retrait des hommes en kaki républicain, c'est un autre genre d'Homme que j'entends, là-bas dans la brume, du coté de la ripisylve, sans doute au-delà vers le bas-fond rizicole: 
- Pan ! Pan ! Pan ! 
Les patas et les hérons cendrés qui sont proches du 'canal de décharge' prennent la poudre d'escampette. Diable, ce coin est donc toujours un champ de tirs... braconniers. Vu un pélican mort, l'autre jour, sur une tanne, après plusieurs autres, il y a quelques années, ceux-là ostensiblement camouflés aux regards indiscrets. S'agit-il du même braconnier, A., que j'avais déjà aperçu transportant un phacochère sur les épaules ? Ce même indécrottable abruti qui avait, surtout et gratuitement, dézingué une cigogne noire. Allons, rentrons, assez de peine pour aujourd'hui. 

Ci-dessous:
en haut, 'zone de pâture' desséchée: la rareté des pluies de l'hivernage 2017 a bon dos...
2017 12 22, 9h39 / © Photo par Frédéric Bacuez
en bas, souvenirs d'un '24h commando' dans "la savane"...
2017 12 22, 9h17-12h29-12h33 / © Photos par Frédéric Bacuez
- cliquer sur les photos pour agrandir -


OISEAUX / 62 + 2 espèces cochées, 2 sp. entendues
MAMMIFÈRES / 1 espèce vue
ODONATES / 1 espèce
POISSONS / 2 espèces

Vu:
  • Cormoran africain (microcarbo a. africanuslong-tailed cormorant), 2 ind., ad. et sub. au séchage sur tamarix senegalensis mort, noyé [marais du Djeuss rive droite] + 1 ind. en vol passant ['canal de décharge' Eiffage] + 1 ind. [fleuve]
  • Blongios nain ou Blongios africain (ixobrychus minutus ssp. minutus ou payesii, -africanlittle bittern), 1 ind. ad. (mâle ?) sous les tamarix senegalensis, en lisière d'un herbier pas encore colonisé par les typhas [marais du Djeuss rive droite]
  • Crabier chevelu (ardeola ralloides, squacco heron), 1 ind. stationné sur un herbier [marais du Djeuss rive droite]
  • Gardeboeuf d'Afrique (bubulcus i. ibiscattle egret), 1 ind. [bolong du Kaïgga] + 2 ind. sur tas d'ordures [digue bangotine]
  • Aigrette à gorge blanche (egretta g. gulariswestern reef-egret), quelques ind. [berge de l'Île aux Bois]
  • Aigrette garzette (egretta g. garzettalittle egret), 1 ind. + 1 ind., stationnés [bolong du Kaïgga] + 1 ind. stationné ['canal de décharge' Eiffage] + 1 + 1 ind.
  • Grande aigrette (ardea alba ssp. melanorhynchoswestern great egret), 1 ind. stationné [baie de Kaïgga-Djeuss] + 1 ind. + 1 ind. [baie du Djeuss]
  • Héron cendré (ardea c. cinereagrey heron), 3 ind. stationnés [baie du Kaïgga-Djeuss] + 1 ind. [bolong du Kaïgga] + 1 ind. stationné [près du camp de pêche Thioubalo] + 3 ind. ['canal de décharge' Eiffage] + restes (plumes, ailes, tête) d'1 ind. gisant au milieu des salicornes [près du fleuve]
  • Oie-armée de Gambie (plectropterus g. gambensisnorthern spur-winged goose), 1 ind. volant difficilement contre le vent [au-dessus du marais du Djeuss rive droite]
  • Milan d'Afrique à bec jaune (Milan parasite, milvus aegyptius ssp. parasitusyellow-billed kite), comme chaque matin, de Bango et même de Saint-Louis vers la plaine + quelques ind. au sol près du campement de pêche Thioubalo
  • Busard des roseaux (circus a. aeruginosuswestern marsh-harrier), 1 ind. fem. contre le vent [marais du Djeuss rive droite]
  • Faucon crécerelle (falco t. tinnunculuscommon kestrel), 1 ind. mâle vient de la rive mauritanienne chasser dans la plaine de crue sénégalaise
  • Marouette à bec jaune (zapornia flavirostrablack crake), 1 ind. imm./sub. sur les vasières à marée basse [baie de Kaïgga-Djeuss] + 1 ind. [bolong du Kaïgga] + 2 ind., ad. et imm/sub. [marais du Djeuss rive droite]
  • Talève d'Afrique (porphyrio madagascariensisafrican swamphen) 1 ind. + 1 ind., chacune sur mare libre - dont sujet décortiquant un pied de massette [marais du Djeuss rive droite]
  • Jacana à poitrine dorée (actophilornis africanusafrican jacana), 2 ind. sur mare libre [marais du Djeuss rive droite]
  • Échasse blanche (himantopus himantopusblack-winged stilt), 1 ind. stationné (matin) puis 9 ind. à l'envol (aprem') [ex parking Eiffage pris au marais]
  • Petit gravelot (charadrius dubius ssp. curonicus, northern little ringed plover), 1 ind. sur tanne en cours d'assèchement (cf. photo ci-dessous)
  • Grand gravelot (charadrius h. hiaticulacommon ringed plover), 1 ind. en vol [digue-piste] + 1 ind. à l'envol ['canal de décharge' Eiffage]
  • Gravelot pâtre (charadrius pecuarius, Kittlitz's plover), 1 ind. à l'envol ['zone à pâture'] + 1 et 1 ind. en mue [bords du 'canal de décharge' Eiffage]
  • Vanneau éperonné (vanellus spinosusspur-winged lapwing), couples visiblement appariés - 3 + 3 ind. stationnés sur les vasières [baie du Kaïgga-Djeuss] + 2 ind. [sur tas d'ordures 'hors la cité'] + 2 + 1 + 2 + 1 ind. + 2 ind. [ex parking Eiffage] + 2 ind. sur tas d'ordures [digue bangotine]
  • Pluvier argenté (pluvialis squtarolagrey plover), 2 ind. ['canal de décharge' Eiffage]
  • Courlis corlieu (numenius phaeopuswhimbrel), 2 ind. ['canal de décharge' Eiffage] + 1 et 1 ind. [vasières du fleuve]
  • Bécasseau minute (calidris minutalittle stint), 3 ind. sur les vasières [baie du Kaïgga-Djeuss] + quelques ind. ['canal de décharge' Eiffage]
  • Chevalier aboyeur (tringa nebulariacommon greenshank), 1 ind. arpente la vase à marée basse [bolong du Kaïgga] + 1 et 1 ind. [au débouché de l'ouvrage vanné marais-Kaïgga et alentours] + 1 + 1 + 1 ind. et 3 ind. en vol au ras de l'eau ['canal de décharge' Eiffage]
  • Chevalier sylvain (tringa glareola, wood sandpiper), 1 ind. sur petit point d'eau débordant sur la piste-digue, en compagnie d'un vanneau éperonné et de tisserins + 1 ind. [ex parking Eiffage]
  • Chevalier guignette (actitis hypoleucoscommon sandpiper), 1 ind. ['canal de décharge' Eiffage] + 1 + 1 ind. [vasières du fleuve]
  • Bécassine des marais (gallinago g. gallinagocommon snipe), 1 ind. en vol gagne la mangrove 'blanche'
  • Goéland railleur (chroicocephalus geneislender-billed gull)
  • Mouette à tête grise (chroicocephalus cirrocephalus ssp. poicephalusgrey-headed gull), plusieurs ind. remontant le Djeuss, par petits groupes (7h50+)
  • Sterne caspienne (hydroprogne caspiacaspian tern), 1 ind. remontant [le 'canal de décharge' Eiffage] + quelques ind. en vol [fleuve]
  • Sterne caugek (thalasseus sandvicensis, Sandwich tern), 1 ind. remontant [le 'canal de décharge' Eiffage] + quelques ind. en vol [fleuve]
  • Tourterelle masquée (Tourterelle à masque de fer, oena c. capensisNamaqua dove), 1 ind. fem. boit au bord du bolong [de Kaïgga] à marée basse
  • Tourterelle maillée (spilopelia/streptopelia s. senegalensislaughing dove)
  • Pigeon roussard (de Guinée, columba guineaspeckled pigeon), 1 ind. boit à marée basse 3 ind. stationnés [baie du Kaïgga-Djeuss] + 8 ind. au repos [ex parking Eiffage pris au marais]
  • Tourterelle pleureuse du Niger (streptopelia decipiens ssp. shelleyi, -Nigermourning collared-dove), 3 ind. picorant [sur la piste-digue], en compagnie d'une bergeronnette grise et d'une bergeronnette printanière
  • Coucal du Sénégal (centropus s. senegalensisSenegal coucal), 1 ind. [marais du Djeuss rive droite]
  • Martinet des maisons d'Afrique de l'ouest (apus affinis ssp. aerobateswest african little swift), ~8 ind. chassent [au-dessus de la plaine de crue]
  • Martin-pêcheur pie (ceryle r. rudispied kingfisher), 1 ind. [bolong de Kaïgga] + 2 ind. remontant [le 'canal de décharge' Eiffage] + 1 ind. [fleuve]
  • Guêpier nain (merops p. pusilluslittle bee-eater), 1 + 1 ind.
  • Rollier d'Abyssinie (coracias abyssinicusabyssinian roller), 1 ind. ad. [plaine de crue] + 1 ind. [digue n° 2]
  • Pic goertan (mesopicos goertaegrey woodpecker), 1 ind. en vol passant [piste-digue]
  • Cochevis huppé du Sénégal (galerida cristata ssp. senegallensis, -Senegalcrested lark)
  • Hirondelle de rivage (riparia r. ripariacommon sand martin), quelques ind. buvant au débouché [du 'canal de décharge' Eiffage]
  • Bergeronnette grise (motacilla a. albawhite wagtail), 1 ind. sur les vasières à marée basse [baie de Kaïgga-Djeuss] + 1 ind. [bolong du Kaïgga] + 1 et 3 ind. [ouvrage vanné sur le Kaïgga et alentours] + 1 ind. + 1 ind. sur tas d'ordures [digue bangotine]
  • Bergeronnette printanière (motacilla f. flavablue-headed wagtail), quelques ind., ici et là - dont trois sujets en vol [digue n°2]
  • Bergeronnette ibérique (motacilla flava ssp. iberiaespanish wagtail), 1 ind. sur tas de typhas australis fraîchement coupés [marais du Djeuss rive droite] - poursuivait une bergeronnette printanière flava + 1 ind. [digue n°2]
  • Pipit rousseline (anthus campestris, tawny pipit), 1 ind. très difficile à approcher [plaine de crue sèche]
  • Phragmite des joncs (acrocephalus schoenobaenussedge warbler), de très nombreux sujets entendus, 1 ind. vu ! [marais du Djeuss rive droite]
  • Rousserolle sp. (acrocephalus sp.) [marais du Djeuss rive droite]
  • Rousserolle effarvatte (acrocephalus s. scirpaceus, european reed warbler), 1 ind. [marais du Djeuss rive droite]
  • Pouillot véloce (phylloscopus c. collybita, common chiffchaff), 1+ ind.
  • Fauvette sp.(sylvia sp.), 1+ ind. furtif dans les buissons de salicornes [près du fleuve]
  • Fauvette (passerinette) de Tschusi (curruca inornata ssp. inornata ou/et iberiaewestern subalpine warbler), 1 ind. [piste-digue] + 1 ind. s'abritant du vent dans un arbrisseau de la berge [du fleuve] + 1 ind. 
  • Cisticole roussâtre de la Côte d'or (cisticola marginatus ssp. amphilectusGold Coast winding/black-backed cisticola), 1 ind. dans un taillis de roseaux au bord [du 'canal de décharge' Eiffage]
  • Cisticole des joncs du Nigeria (cisticola juncidis ssp. uropygialisnigerian zitting cisticolafan-tailed cisticola), 1 ind. [plaine de crue]
  • Prinia aquatique (à ventre blanc, prinia fluviatilisriver prinia), 1 ind. + la famille habituelle traversant la piste-digue
  • Pie-grièche à tête rousse (lanius s. senatorwoodchat shrike), 1 ind. ['zone à pâture'] + 1 ind. en vol [plaine de crue]
  • Moineau domestique indien (passer domesticus ssp. indicus, -indianhouse sparrow), ~20 ind. sur tas d'ordures [digue bangotine]
  • Moineau doré (passer luteusSudan golden sparrow), petits groupes volant d'arbrisseau en arbrisseau le long de la berge du fleuve, vers l'amont
  • Tisserin à tête noire (ploceus m. melanocephalus, black-headed weaver)
  • Amarante (commun) à bec rouge (du Sénégal, lagonosticta s. senegalared-billed firefinch), 3 ind. [jardins digue bangotine]
  • Astrild-caille à face noire (ortigospiza a. atricollisblack-faced quailfinch), 1 ind. en vol [ex parking Eiffage pris au marais]
  • Bengali zébré (amandava s. subflavazebra waxbill), 4 ind. en vol ['zone à pâture'] + 2 + 6 + 2 ind. ['canal de décharge' Eiffage]

Entendu:
Coliou huppé (à nuque bleue, 'oiseau-souris', urocolius m. macrourusblue-naped mousebird), 1 ind. [berge du fleuve] / Rougequeue à front blanc (phoenicurus p. phoenicuruscommon redstart), 1 ind. [marais] / Phragmite des joncs (acrocephalus schoenobaenus) [marais du Djeuss rive droite] / Rousserolle sp. (acrocephalus sp.), 2 ind. alarment [marais du Djeuss rive droite, près d'une mare profonde non envahie par les massettes] / Prinia aquatique (prinia fluviatilis), 1+ ind. /

Ci-dessous, de haut en bas et de g. à d.:
milan d'Afrique dans la brume sèche - busard des roseaux femelle contre le vent au-dessus du marais
échasse blanche - cormoran africain subadulte
petit gravelot internuptial & gravelot pâtre en mue prénuptiale
2017 12 22 / © Photos par Frédéric Bacuez

AUTRES:

  • Patas 'singe rouge' (erythrocebus pataspatas monkey), 1 ind. solitaire assis sur la piste-digue (cf. photo ci-dessous), sans après avoir été boire au débordement du marais voisin + troupe fuyante de ~12 ind. + 4 ind. mangeant dans les herbes sèches (cf. photo ci-dessous) [plaine de crue du fleuve]
Et une belle crotte fraîche qui pourrait être aussi bien de fèces d'une mangouste, d'un patas ou d'un loup/chacal... (cf. photo ci-dessous)

Terrier(s) rebouché(s) par l'Homme, dans les barkhanes à salicornes [plaine de crue]

Cadavre d'1 varan de l'ouest africain (varanus stellatus) en décomposition [ex parking Eiffage pris au marais]

  • Mulet à grosse tête (Mulet cabot, mugil cephalus), quelques sauts [fleuve]
  • Protoptère Dipneuste africain (protopterus annectens), et de quatre, 4 cadavres... [sur la piste-digue] {bientôt sur Ornithondar}
  • (petit) Monarque d'Afrique (danaus chrysippus ssp. chrysippuscommon plain tigerlesser wandererqueen butterfly, 'african queen'), 1 ind. [marais] + 1 ind. [Kaïgga]
  • Périophtalme atlantique (periophtalmus atlanticus)
  • Néphile du Sénégal (nephila senegalensis)
Ci-dessous:
patas dans la brume sèche
patas solitaire sur la piste-digue - crotte fraîche...
2017 12 22 / © Photos par Frédéric Bacuez


* Bango-aérodrome -
  • Perruche à collier (psittacula k. kramerirose-ringed parakeet), 3 ind. à l'envol du petit matin
  • Bulbul des jardins (pycnonotus barbatus ssp. inornatusgarden bulbul), très actifs dans un gros nîîm

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