" Quand y aura-t-il des observateurs qui nous rendront compte de ce que font nos hirondelles au Sénégal et nos cailles en Barbarie ? "
- Comte de Buffon (France), 1737
" Avoir vu un éléphant n'est pas une question d'âge mais une question d'avoir parcouru la brousse "
- Roger Bila Kaboré (Burkina Faso)

mardi 15 mars 2011

15-16, le pèlerin défrise un tisserin au dessus du Lampsar !

Ci-dessus: 2011 03 15 18h30, faucon pèlerin au dessus de mon jardin / Photo par Frédéric Bacuez

* Bango. Marigot de Lampsar, coté saumâtre -

Hier soir (18h30-18h55) et ce matin (7h05-7h25), j'observe le même faucon pèlerin (falco peregrinus, peregrine falcon) déjà vu le 14 mars (cf. notules précédentes *) chassant au dessus du marigot de Lampsar saumâtre.

- 2011 03 15 soir:
A 18h30, effet de surprise garanti ! Comme une fusée venue de je ne sais où, le faucon pèlerin percute à quelques mètres de moi un tisserin qui a juste le temps d'amorcer une esquive pour rester en vie et ne perdre dans l'attaque que quelques plumes duveteuses ... Je crois que le faucon - le plus rapide des oiseaux de proie, dont un vol piqué a été mesuré à 389 km/h en 2005 !- m'a aperçu en toute fin de course, à la proue de ma balustrade, et a tenté de freiner avant de voler dans les plumes de sa proie - qui me doit peut-être la vie sauve ! Emporté par son élan, le pèlerin finit sa course au dessus du flamboyant de mon jardin, fait demi tour, se stabilise grâce aux vents contraires (cf. photo ci-dessus), et part vers la caserne militaire.
Chaque soir, les tisserins à tête noire (ploceus melanocephalus, black-headed weaver) qui vont dormir dans les arbres et typhaies de la plaine alluviale font halte au bord du marigot avant de traverser le plan d'eau, dangereux car à découvert; souvent, les tisserins s'élancent et rebroussent chemin, se reposant sur les prosopis ou les eucalyptus riverains pour attendre des renforts, et reprendre en nombre l'aventure du Rubicon... On comprend pourquoi ce faucon pèlerin en stand-by migratoire a trouvé le site propice à la chasse.
Jusqu'à 18h55, le faucon pèlerin se positionne contre le vent (du nord/nord-ouest) et fait beaucoup de sur-place au dessus des berges de la caserne militaire, en altitude au dessus des milans parasites (à bec jaune, milvus migrans ssp. parasitus, yellow billed kite); lesquels parfois tentent de repousser l'intrus... A 18h55, le pèlerin remonte le marigot à petite vitesse et passe de l'autre coté, sur le Lampsar d'eau douce.

- 2011 03 16 matin:
Le faucon pèlerin réapparaît à 7h05, planant au dessus des berges de la caserne militaire. Je ne le vois pas fondre sur de potentielle(s) proie(s), mais le rapace disparaît à 7h25. Pendant dix minutes, du coté de la pointe de la caserne, pas loin de la passe de Thiolet, ce sont trois strates de rapaces qui se superposent dans les airs: au dessus des eaux, 'mon' balbuzard pêcheur (pandion haliaetus, osprey), arrivé du Lampsar 'doux' à 7h15 et qui ramasse délicatement - c'est rare !- un poisson de surface au beau milieu du marigot, puis les milans parasites, et, en altitude, le faucon pèlerin: c'est chouette...

* Lire:
http://ornithondar.blogspot.com/2011/01/27-un-faucon-pelerin-europeen-hiverne.html

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