" Quand y aura-t-il des observateurs qui nous rendront compte de ce que font nos hirondelles au Sénégal et nos cailles en Barbarie ? "
- Comte de Buffon, 1737
" Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde "
- Albert Camus

mercredi 17 août 2011

17, plus de 25 sternes naines écument le marigot

* Bango. Marigot de Lampsar, coté limoneux -

MATIN-
Pluies des 16 au/et 17 août:
- Fleuve, de l'amont vers l'aval: Bakel, 21,5 mm (16 08) et 43,5 mm (17 08) / Matam, traces (16 08) et 29,7 mm (17 08) / Podor, 20,1 mm (16 08) et 18,0 mm (17 08) / Bango, 4,0 mm (17 08) / Saint-Louis, 4,1 mm (16 08) et 0,5 mm (17 08)
- Intérieur, du Ferlo au Ndiambour: Ranerou, 22,0 mm (16 08) et 13,8 mm (17 08) / Linguere, 37,7 mm (16 08) et 64,1 mm (17 08) / Louga, 0,7 mm (16 08) et 1,1 mm (17 08)
Après la petite pluie bangotine du 17 août matin (7h05-7h20 et 8h25-8h35): on entend les calaos à bec rouge (tockus erythrorhynchus) ainsi que de tonitruants coucous didric (chrysococcix caprius) et guêpiers de Perse (merops persicus).

10h30, 3 courlis corlieu (numenius phaeopus, whimbrel) en vol N>S font demi-tour au-dessus du marigot et gagnent ou regagnent les marais du Lampsar 'doux' - ou les plaines alluviales adjacentes.

Attentive observation de 8 sternes naines (sterna albifrons ssp. guineae, west african little tern) qui volent, plongent et émettent de petits cris au ras des eaux limoneuses: il s'agit de spécimens afrotropicaux de la sous-espèce guineae, en plumage postnuptial. En début d'après-midi, elles seront plus de 25 à cribler de leurs plongeons légers la surface des eaux de la baie de Lampsar-bolong de Khaye - mais elles ne seront plus que 5 à 16h. Pour reprendre leurs forces, les sternes se laissent parfois déporter vers l'aval du marigot puis reviennent à l'attaque en longeant les bosquets de palétuviers.
Ci-dessus: sterne naine, Nigeria 2011 08 / Photo par John Sawyer, pour African Bird Club

Nota: pas évident de différencier la sous-espèce africaine guineae de la sous-espèce nominale albifrons. L'afrotropicale est sporadiquement distribuée et ne niche qu'en certains points d'Afrique occidentale, en petit nombre: les rivages des fleuves Niger et Benoué, les lagons côtiers du Ghana au Bénin, la Gambie, et la côte sénégalo-mauritanienne du Cap-Vert au banc d'Arguin. Dans le bas-delta coté sénégalais, elle niche en colonies lâches surtout dans le Gandiolais: au parc national de la Langue de Barbarie (PNLB) et sur les lagons de Gueumbeul (RSG). Mais il lui arrive fréquemment de nidifier autour des lagons et dépressions asséchées à proximité de Saint-Louis, et dans une moindre mesure au parc national du Djoudj (PNOD), plus en amont du delta. La saison de reproduction s'étale, en fonction des aléas, de fin avril à juillet mais a généralement lieu dans le bas-delta début mai. Dès le mois d'août on peut voir de petites bandes de 10 à 30 individus - adultes en plumage postnuptial et juvéniles- se disperser sur le cours du fleuve et ses affluents, en quête des alevins de saison.

MIDI-

12h30, un groupe de ~12 cratéropes bruns (turdoides plebejus, brown babbler) traversent le marigot en vol N>S / Assez nombreuses bandes de travailleurs à bec rouge (quelea quelea, red-billed quelea), surtout en vols S>N.
13h30, 7 (2 + 5) choucadors à longue queue (lamprotornis caudatus, long-tailed glossy starling) en vol au dessus de la berge bangotine [>caserne] / 1 hirondelle rustique (hirundo rustica, barn swallow), juvénile estivante, passe [caserne>intérieur Bango].

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Nombre total de pages vues