" Quand y aura-t-il des observateurs qui nous rendront compte de ce que font nos hirondelles au Sénégal et nos cailles en Barbarie ? "
- Comte de Buffon (France), 1737
" Avoir vu un éléphant n'est pas une question d'âge mais une question d'avoir parcouru la brousse "
- Roger Bila Kaboré (Burkina Faso)

dimanche 28 novembre 2010

11 et 28, scandaleux ! Le dispensaire jette ses médicaments au bord de l'eau !


* Bango. Sur la digue au bord du bolong de khaye -


En catimini, dans la nuit du 11 au 12 novembre, 'on' avait mis le feu à un tas de médicaments périmés et autres produits de santé usagés, jetés dans l'obscurité à la sortie nord de Bango, sur la digue-piste au bord du bolong de khaye qui alimente le marigot piscicole du Lampsar. Toute la nuit, les bouteilles et autres emballages avaient explosé dans le petit brasier vite allumé et qui n'avait pas tout consumé... Un pêcheur rencontré sur place le 13 novembre au matin me confiait que c'est le dispensaire de Bango, en effet tout proche, qui se débarrasse aussi légèrement de ce stock. Rebelote ce dimanche matin: au zénith de midi, on entend les sourdes explosions des emballages d'un nouveau dépôt, au même endroit, tandis que passent, juste devant, les boeufs, les charrettes chargées de typhas ou de balles de riz, et les enfants oisifs qui traînent toujours du coté de la digue.

Ci-contre: 2010 11 13 (d.) et 17 (g.), médicaments et produits pharmaceutiques laissés à la nature... / Photos par Frédéric Bacuez

Nota:
Entre la caserne qui fait sa vidange dans le marigot, les habitants qui prennent le plan d'eau pour un grand recycleur, les collecteurs d'ordures qui n'ont pas trouvé mieux que de transformer la digue séparant les deux Lampsar en décharge, les femmes et autres fillettes qui font la lessive et lavent les plats à grand renfort de savon juste à coté, dans le Lampsar 'doux' qui est aussi le réservoir de Saint-Louis, les pêcheurs qui abandonnent leurs filets percés de nylon chinois à portée de bras, n'importe où, et tout ce beau monde qui se lave, boit, joue et fait tous ses rituels dans les mêmes eaux dans l'indifférence générale des "élites" locales et autres "décideurs" - et pire, la résignation fataliste des adultes mâles très responsables !-, on se dit, ma foi, que le menu fretin obsessionnellement pêché par tous avant même de devenir grand pourrait être de temps à autre ausculté par un laboratoire: on se mettrait peut-être à élever alors quelques volailles, dans le patelin, au lieu de laisser la multitude enfantine hameçonner sternes et cormorans ! Tiens, le poulet: une denrée rarissime, par ici... Comme le poisson, bientôt. Et les oiseaux, in fine.

Lire aussi:
http://www.goodplanet.info/Contenu/Depeche/L-Afrique-va-echouer-a-remplir-les-objectifs-du-millenaire-sur-l-eau/(theme)/2102
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2 commentaires:

  1. bonsoir Frédéric,effrayant que cela puisse se pratiquer de nos jours... à moins que... ces médicaments n'aient une provenance douteuse;;; petite musique plus sympathique, la LPO par la voix de Livia Vallejo , le samedi à 10h10 fait une émission sur radio 3D,radio locale d'Arles, je viens de découvrir cela; bon je te quitte je dois poser une bûche dans la cheminée, à bientôt :thibault

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  2. Pollution par les plastiques ou rebuts de médicaments: c'est toujours la même chose, pas d'éducation, degré zéro d'instruction, absence totale de culture, ignorance crasse de tout et... ivresse du pouvoir !
    Pascal, à Sanaa, Yémen.

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