" Quand y aura-t-il des observateurs qui nous rendront compte de ce que font nos hirondelles au Sénégal et nos cailles en Barbarie ? "
- Comte de Buffon (France), 1737
" Avoir vu un éléphant n'est pas une question d'âge mais une question d'avoir parcouru la brousse "
- Roger Bila Kaboré (Burkina Faso)

mardi 16 novembre 2010

16, aparté: ailleurs, c'était l'Aïd Al-kébir


* Saint-Louis-du-Sénégal -


Ci-dessus: 2010 11 16 matin, île de Ndar, pointe nord face à la Langue de Barbarie, Saint-Louis-du-Sénégal; un dernier toilettage au shampoing pour le mouton sacrificiel de demain / Photo par Frédéric Bacuez

Jour de fête pour tous ou presque les musulmans de la vaste Umma mahométane, c'était aujourd'hui l'Aïd Al-kébir, "la grande fête" de l'Islam - Aïd-Al-Adha, et le sacrifice rituel du mouton d'Ibrahima - ou de la chèvre. Mais à l'inverse du Burkina Faso ou de la Côte d'Ivoire qui communient - et festoient !- ce jour au diapason de leurs frères en religion, ce sera demain au Sénégal - mais aussi au Mali* et en Guinée, au Maroc et même en Inde !-, ne me demandez pas pourquoi, c'est probablement trop érudit pour y entendre raison. L'Aïd tropicalisé s'appelle chez nous, ici et dans toute l'Afrique de l'ouest, la Tabaski, mais c'est kif kif. Peut-être pour faire oublier que l'Islam, au même titre que le Christianisme, est une importation civilisationnelle: ce sont les déferlantes berbères qui ont essaimé la foi arabique au sud du Sahara, et l'Aïd est encore appelé chez eux Tafaska. Aujourd'hui, en adepte de l'Islam "pur" - c'est pas moi qui l'appelle comme ça !,  je souhaite donc une bonne fête aux premiers qui ont vu la lune le samedi 6 novembre de l'an 1431 de l'Hégire, la semaine dernière, à tous mes camarades algériens et tous leurs orientaux, sans oublier, évidemment, les ouailles françaises et de Navarre qui auront demain, à leur tour et après digestion, une petite prière affectueuse pour nous autres, qui n'avons pas vu la lune ce jour-là... Ou pas voulu la voir...  
Une bonne nouvelle: l'ovin est cette année abondant, gorgé d'herbes vertes - gloire aux cieux !, et beaucoup moins cher que les années précédentes. A voir les encombrements bêlants aux portes des cimetières monothéistes de Sor, ce matin, débordant devant le 'village artisanal' et jusque la corniche du fleuve, on veut bien le croire. A moins que l'acheteur sénégalais ne se fasse, malgré lui, plus rare.

* Lire les deux notules de Thierry Helsens sur son blog:  http://mali.blogs.liberation.fr/helsens/2010/11/tout-est-calme.html
et http://mali.blogs.liberation.fr/helsens/2010/11/br%C3%A8ves-de-tabaski.html


Ci-dessous: 2010 11 16 midi, sur les berges bangotines du Lampsar, dernier toilettage avant sacrifice / Photo par Frédéric Bacuez

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1 commentaire:

  1. Bonsoir Frédéric, il était un temps en Islam et je l'ai vécu de très près où l'on ne sacrifiait pas la bête pour montrer sa réussite sociale, de plus il fallait que cela soit un bélier adulte,; à bientôt : thibault

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