" Quand y aura-t-il des observateurs qui nous rendront compte de ce que font nos hirondelles au Sénégal et nos cailles en Barbarie ? "
- Comte de Buffon (France), 1737
" Avoir vu un éléphant n'est pas une question d'âge mais une question d'avoir parcouru la brousse "
- Roger Bila Kaboré (Burkina Faso)

mardi 27 septembre 2011

23-27, les gobemouches noirs en transit, par dizaines

Ci-dessus: 2011 09 27 fin d'aprem', un gobemouche noir comme des dizaines de ses congénères en plumage de mue internuptiale fait halte dans le bas-delta
avant de poursuivre sa migration postnuptiale vers l'Afrique forestière
/ Photo par Rozenn Le Roux pour 
Ornithondar

* Plaine alluviale entre Lampsar et fleuve Sénégal. Digue n°1 -

Avec Rozenn Le Roux. A pied.

Ci-contre: la piste-digue entre marais et mangroves et ses deux rangées arbustives, perchoirs des gobemouches noirs
/ Photo par Rozenn Le Roux pour Ornithondar


Nota:
dans le bas-delta du fleuve Sénégal, c'est lors des migrations postnuptiales des oiseaux du paléarctique qu'on aura grande chance d'observer l'hyperactif gobemouche noir, lors de sa brève halte au sortir du Sahara. Si Morel estimait que les passages aller et retour du remuant insectivore étaient peu visibles dans le nord du Sénégal, c'est probablement que le fameux ornithologue de Richard-Toll n'était pas sur le terrain au juste moment ! Car sa visibilité est particulièrement évidente fin septembre, précisément autour du 25 du mois, probable pic de son passage chez nous ! Dans la plaine alluviale entre Lampsar et fleuve Sénégal, ce sont des dizaines de ces passereaux qui font halte pendant quelques heures (au maximum deux jours ?) pour reprendre des forces avant de poursuivre leur route, pour beaucoup de la taïga aux forêts équatoriales ! Aux environs de Bango, on les verra chasser les insectes ailés tout au long des pistes-digues boisées d'acacias et de tamarix senegalensis; ce 27 septembre, sur 600 m de digue j'en ai compté une douzaine d'individus ! Entre le 23 et le 29 septembre, cette année, j'ai pu en voir progresser d'arbre en arbre, un peu partout entre Bango et Saint-Louis, gobant ici puis là  tout ce que la mousson permet d'éclore ! La plupart ont déjà leur plumage internuptial bien que certains mâles - gardant la petite tâche blanche au front que n'ont pas les femelles, plus ternes- ont encore le bas du dos et la queue encore noirâtre.


Ci-dessous: 2011 09 27 soir. Gobemouches noirs en plumage de mue internuptiale / Photos par Rozenn Le Roux pour Ornithondar

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