" Quand y aura-t-il des observateurs qui nous rendront compte de ce que font nos hirondelles au Sénégal et nos cailles en Barbarie ? "
- Comte de Buffon, 1737
" Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde "
- Albert Camus

dimanche 8 novembre 2009

8, le jeune varan est mort


* Bango. Marigot de Lampsar, coté limoneux -
MATIN-
Au pied du portail d'accès à la berge du marigot, dans les herbes de la 'plage', un/le jeune varan du Nil (varanus niloticus, lire aussi : rapport de 2009 09 22) est mort (cf. photo ci-contre et ci-après); les coups de griffes sur le dos et les flancs du reptile ne laissent guère de doute : les chats se sont bien amusé avec le pauvre animal avant que celui-ci n'en meure, probablement d'un arrêt cardiaque - destin classique pour les 'jouets' des impitoyables et inconscients félins...

Ci-contre et dessous: le jeune varan du Nil victime des chats, devant le Lampsar / Photos par Frédéric Bacuez dit Fretback

Nota : le varan du Nil (varanus niloticus) est l'une des deux espèces de varans qui fréquentent l'Afrique de l'ouest. Dans le delta du fleuve Sénégal, le reptile est "totem", sacré, donc l'une si ce n'est la seule des espèces vivantes qui est épargnée par le goût des Hommes pour la destruction... Cependant, il est fréquent de voir de ces gros lézards aquatiques, adultes de 2,50 m comme juvéniles de quelques dizaines de centimètres de long, morts dans les mailles des filets tendus, partout, ou dans les innombrables fouillis de nylons abandonnés par des pêcheurs particulièrement archaïques et peu soucieux de leur environnement, malgré leur attachement à des croyances mystiques que l'islam n'a pas pu éradiquer...

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