" Quand y aura-t-il des observateurs qui nous rendront compte de ce que font nos hirondelles au Sénégal et nos cailles en Barbarie ? "
- Comte de Buffon (France), 1737
" Avoir vu un éléphant n'est pas une question d'âge mais une question d'avoir parcouru la brousse "
- Roger Bila Kaboré (Burkina Faso)

mercredi 22 février 2017

22, Bango-barrage: une Mangouste des marais, dans le jardin de mon ancienne maison !

Ci-dessus:
une Mangouste des marais - Atilax paludinosus, en visite dans le jardin de mon ancienne maison
Berge bangotine du Djeuss saumâtre 2017 02 22, ~22h / Courtesy © photos par Abdoulaye Sow pour Ornithondar

* Bango-barrage, berges du Djeuss coté saumâtre -

NUIT, ~22h-
Abdoulaye S. m'envoie une série de photos prises avec son Smartphone dans la cour de mon ancienne maison des rives du Djeuss en sa partie avale et saumâtre, en face de la mangrove de Thiolet. Sur les images, une Mangouste des marais (Atilax paludinosus, Marsh Mongoose) gambade nuitamment autour de mon ex résidence bangotine (2008-2012), dans le jardin. L'herpestidé semble tout spécialement s'attarder sous les sapotilliers. Abdoulaye suit l'animal à pas feutrés, sans faire de gestes brusques, à peu de distance: la mangouste n'est pas effrayée et s'arrête même pour regarder sans affolement le bipède qui la suit dans la pénombre (cf. photos en haut de notule).

Nota 1: première donnée (bangotine) d'une Mangouste des marais dans l'enceinte de mon ancienne demeure...  A l'époque, nous avions ouvert une chatière dans le muret qui fait office aussi de balustrade, sur l'estran herbacé souvent occupé par les pirogues, avec large panorama sur le marigot et les palétuviers de l'autre rive. Peut-être la mangouste a-t-elle utilisé la meurtrière pour venir marauder dans le jardin ? Nous avions déjà eu le passage, une fois ici et plusieurs fois dans un autre jardin, d'une Genette commune d'Afrique (Genetta genetta ssp. felina); et de deux Phacochères communs (Phacochoerus africanus) dont l'un avait eu la malencontreuse idée de s'aventurer dans le quartier par une venelle voisine et d'aller se faire charcuter à grands coups de machettes dans l'enceinte de la caserne proche, tandis que le second suidé avait échappé à la curée en rebroussant chemin, à la nage par le Djeuss pour disparaître dans la jungle sécurisante de la mangrove... Notre visiteuse du soir, excellente nageuse, nous arrive elle aussi de la mangrove d'en face, sans aucun doute. 
Notre short list des mammifères du bas-delta s'enrichit, petit à petit, de ces quelques données épisodiques de noctambules fort discrets, mais pas obligatoirement farouches. Tout près d'ici, sur la digue qui quitte le village pour traverser les marais et la plaine alluviale, j'ai à plusieurs reprises deviné dans les premières lueurs de l'aube la Civette d'Afrique (Civettictis civetta), profitant de la marée basse sur le bolong de Kaïgga pour faire orgie de gastéropodes, en l'espèce de Tympanotonus fuscatus, reposant par milliers sur les vases deltaïques. La mangrove en zone saumâtre et les typhaies en milieu doux permettent à tous ces petits promeneurs noctambules de trouver refuge même à proximité des Hommes, le jour, sans être trop inquiétés ni dérangés.

Trois espèces de Mangoustes de 'grande taille', 
dans la basse vallée du fleuve Sénégal:
Atilax paludinosus, Ichneumon albicaudaHerpestes ichneumon 

Nota 2: avec cette documentation de Mangouste des marais à Bango, il se confirme que trois espèces d'Herpestidés sont (plutôt bien) distribuées dans la vallée du fleuve Sénégal: la Mangouste ichneumon (d'Egypte, Herpestes ichneumon), la plus commune et la plus fréquemment observée de jour; la Mangouste à queue blanche (Ichneumon albicauda), la plus grande et sans doute la plus rare dans notre région (alors qu'elle est bien commune sous les latitudes soudano-guinéennes), que nous avons eu la chance de rencontrer, avec nos camarades helvètes en novembre 2016* au sud du Gorom (PNOD); et la Mangouste des marais (Atilax paludinosus), probablement la moins vue car la plus... paludicole, mais peut-être pas si rare quand le biotope lui est favorable. Nos visiteurs suisses avaient d'ailleurs noté un cadavre de l'animal sur la route nationale qui longe la réserve naturelle du Ndiaël; Ndiaël dans lequel une équipe de 'chercheurs' du rarissime Phragmite aquatique, à tout le moins de sites potentiellement accueillants pour l'hivernage ouest-africain du plus rare des passereaux d'Europe, avait aussi relevé la présence d'Atilax paludinosus, en 2015. 

jeudi 9 février 2017

9, l’œil fait chance ! De l'Engoulevent à balanciers à l'Aigle de Bonelli et des Cigognes noires sur le départ - plus deux 'Gueules tapées' !

Ci-dessus: 
Aigle de Bonelli - Aquila f. fasciata, sujet de 2e année civile
Toddé 2017 02 9, 16h / © Photo par Frédéric Bacuez 
en haut à g. et à d., Engoulevents à balanciers - Caprimulgus/Macrodipteryx longipennis /
en haut au centrre, Engoulevents à longue queue - Caprimulgus c. climacurus / Par L.J. Filzinger, 1864


* Aire communautaire patrimoniale des Trois-Marigots.
Entre marigot de Khant-sud et marais de Toddé -


Jeudi 9 Février, 6h15-16h45-
A pied. Avec François Marmeys.
Temps: forte amplitude thermique (17°-34°), frais en fin de nuit et début de matinée (lever de soleil, 7h33) puis particulièrement piquant au zénith (UV 10)... Heureusement, vent plein est, 24 km/h - ouf, ça soulage...

Ci-contre: François sous le cagnard, dans les bas-fonds de Toddé-N'Galam...
2017 2 9, 13h21 / © Photo par Frédéric Bacuez


Engoulevents, à longue queue... et à balanciers - avec ses filets 'nuptiaux' !!!

"Au crépuscule, j'ai vu voler presque au-dessus de notre case un stupéfiant oiseau. Un peu plus gros qu'un merle; deux plumes, extraordinairement prolongées, forment de chaque coté comme une sorte de balancier, sur lequel il semble prendre appui dans l'air pour des acrobaties d'aviateur."
- André Gide, 1928

C'est quand la nuit va basculer vers les prémices de l'aube que les Engoulevents à longue queue (Caprimulgus c. climacurus, cf. photos ci-après et et illustration en haut de notule) font les yeux ronds, orangés et étincelants comme des pépites d'or. Les noctambules ont chassé toute la nuit et prennent un repos bien mérité, au sol, à découvert, avant de rejoindre leur cachette camouflée (cf. photos ci-après), dans un bosquet, un tas de branchages, un parterre de Tamarix senegalensis ou d'Euphorbia basalmifera. Dans la pénombre, il y en a un qui pousse une ultime stridulation, inimitable, interminable - pas loin de deux minutes sans pause, celle-ci ! A pas feutrés nous sommes en train de localiser la trille pour approcher l'oiseau cryptique, généralement confiant mais tout de même prêt à l'envol si nous dépassons sa ligne rouge... quand, soudain passe comme un cerf-volant chinois dégingandé un Engoulevent qui n'est en rien celui que nous avons habitude d'observer à l'année dans notre région: François et moi avons le temps de nous retourner et béatement de contempler le vol fugace et "fantasque" (Gide dixit), exactement comme sur la photo gambienne ci-dessous, empruntée à Charlie Jackson (cf. photos ci-après)... Pas eu le temps de pointer l'appareil, pour ma part ! On se regarde, incrédules, et en même temps nous nous déclarons, balbutiant d'émotion: " Mais... Mais c'est un Engoulevent à balanciers !!

Suivi par ses deux volants comme une traîne, falbalas et fanfreluches aux quatre vents de l'aube, l'Engoulevent à balanciers (Caprimulgus/Macrodipteryx longipennis) avait poursuivi son vol agité derrière un bosquet dans lequel je découvrirai tout à l'heure un duo de Varans de savane (varanus exanthematicus), endormis à califourchon, pattes pendantes chacun sur sa branche d'un Prosopis (cf. photos en bas de notule)... Durant trois-quart d'heure François et moi rechercherons la météorite ailée, en vain. Revenant de chasser au-dessus des tamaris et des herbiers ou de boire au marigot de Khant, l'Engoulevent à balanciers avait sans doute rejoint un replat arboré, là-bas, derrière le cordon que nous inspectons fébrilement.


"One of the stars of our trip, 
the Standard-winged Nightjar (Caprimulgus/Macrodipteryx longipennis), is a species of nightjar 
in which the males have spectacularly modified primary feathers, that look like flags, 
which they use to impress females and competitors."
In Whitehawkbirding.com/blog/1020/, 2013 02 19


"Deux énormes pennes non garnies et n'ayant que la tige centrale, partent de l'aileron, presque perpendiculairement au reste des plumes. 
A peu près deux fois de la longueur totale de l'oiseau, elles écartent de lui, paradoxalement, deux disques assez larges, à l'extrémité des tiges, que l'oiseau, semble-t-il, peut mouvoir et dresser à demi, indépendamment du mouvement des ailes."
- André Gide, 1928


Nota: notre Engoulevent a été observé par François Marmeys et moi-même un 9 Février. Le sujet, à l'évidence un mâle, portait comme en période nuptiale ses deux longues pennes si caractéristiques (à la neuvième rémige), au bout desquelles deux disques emplumés s'agitaient dans les airs. Immanquables, même dans le clair-obscur ! Or l'Engoulevent à balanciers est un reproducteur des latitudes soudano-guinéennes, pas de la zone sahélienne qu'il ne fréquente qu'hors saison et dont il devrait être absent en Février, en outre. Au Sénégal, l'espèce nidifie au sud du 14°30 mais aussi, peut-être, plus au nord, aux confins du Sénégal à l'est de Matam, du Mali et de la Mauritanie. Les connaissances sur sa répartition, ses périodes de nidification et ses déplacements intra-africains demeurent encore parcellaires. En ce qui concerne sa présence dans la vallée du fleuve Sénégal, on est dans le flou absolu, et même dans les contradictions les plus déconcertantes ! Pour Gérard J. & Marie-Yvonne Morel, cet engoulevent remonte du sud pour fréquenter la basse vallée, à l'aval de Podor et jusqu'au littoral de la Grande Côte au plus loin vers Mboro, "où il ne se reproduit pas, surtout de Juillet à Octobre et rarement avec ses balanciers"*1. Pour Nigel Cleere & Dave Nurney, auteurs d'une remarquable encyclopédie mondiale des Engoulevents*2, l'espèce "occurs August ? to December ? in North Senegal, South Mauritania, Center Mali (north to c. 18°N), South Niger, North Nigeria and Center Chad (north to Ennedi Monts)." Les cartes mauritaniennes de Peter Browne signalent que l'espèce a été observée au moins une fois dans l'Aftout es Saheli, juste au nord du 17e parallèle*3. Le reflux post-mousson semble encore moins connu que la remontée vers nos régions sahéliennes; Cleere, encore: "Return movements are poorly documented." Chez Nik Borrow & Ron Demey, on est encore plus sibyllin: "Moves south in dry season."*4 Bref, si nous savons que cet Engoulevent est par chez nous un non-reproducteur, on ne sait trop quand il arrive, combien de temps il reste (ou vagabonde), et quand il se replie au sud du 15e parallèle ! Observé dans la moitié méridionale du Sénégal et en Gambie "avec ses balanciers de Décembre à Juillet" (in Morel), un sujet au complet a été récemment photographié (Décembre 2016) sur les bords du marigot de Keur Walid Ndiaye, dans la région de Kaolack, par Jacques Buvat. En 1936 déjà, Malbrant notait que le mâle est ainsi habillé "de Janvier à Juin, dans presque toutes les régions du centre Africain."*

*1 Les oiseaux de Sénégambie, notices et cartes de distribution, Ed. ORSTOM/IRD, France, p. 89
*2 Atlas of the birds of Mauritania, par Peter Browne, mars 2016
*3 Nigthtjars - A guide to Nightjars and related nightbirds, Ed. PICA Press, Sussex 1998, p. 283-285
*4 Birds of Senegal and The Gambia, Ed. Christopher Helm, Londres 2011, p. 182

* Lire: L’engoulevent ou l’étrangeté porteuse de malheur (Nord du Cameroun), par Christian Seignobos, in Revue d'ethnoécologie, 1/2012


Ci-dessous:
à g., Engoulevent à balanciers - Macrodipteryx longipennis, mâle nuptial 
Ranch de gibier de Nazinga (RGN), Burkina Faso / Courtesy © photo par Bruno Portier
à d., Engoulevent à balanciers - Macrodipteryx longipennis, mâle nuptial en vol crépusculaire
Georgetown, Gambie 2014 01 21 / © Photo par Charlie Jackson
Ci-dessus, de g. à d. et de haut en bas:
Engoulevents à longue queue - Caprimulgus c. climacurus au repos diurne, à couvert...
Brousses du Khant-Toddé 2017 02 9, 8h35, 11h54, 8h40 / © Photos par Frédéric Bacuez

Engoulevents, Oedicnèmes tachards et Gorgebleues à miroir...

Ci-dessous:
Gorgebleue à miroir blanc - Luscinia svecica ssp. cyanecula, au bord du marais
Brousses de Toddé 2017 02 9, 10h49 / © Photo par Frédéric Bacuez

Au bord de la mare, le cri du Torcol et la curiosité de la Gorgebleue...

Dans le bois qui borde une mare toujours riche d'oiseaux d'eau et de passereaux bavards, aujourd'hui on ne le voit pas mais on l'entend: comme le 31 Décembre dernier, un Torcol fourmilier (Jynx t. torquilla) pousse de temps à autre son cri typique et singulier, ressemblant à celui d'un petit rapace, ici sur un mode aigu - il s'agirait donc d'un mâle- et, semble-t-il, un ton en-dessous de ses vocalises paléarctiques... Borrow & Demey ont beau jeu d'écrire: "usually silent in winter quarters; occasionally a series of loud kêh-kêh-kêh..., recalling small falcon" (in Birds of Senegal and The Gambia), notre hivernant, encore un cryptique, affirme autant sa présence ce 9 Février 2017 que le 31 Décembre 2016. Le Torcol est au sud du Sahara un passereau hivernant "uncommon to scarce Palearctic migrant (November-April)" (in Borrow & Demey), essentiellement dans la bande sahélienne.
Sortant, elle, de l'inextricable végétation qui borde la mare, sous les arbres de la ripisylve et juste au bord de l'eau où les bovins ont l'habitude de venir boire et ont donc dégagé l'accès, voilà qu'une Gorgebleue sautille, s'arrête et s'étire pour mieux nous observer, assis dans la pente ombragée qui mène à l'abreuvoir, à quelques mètres seulement. C'est encore une Gorgebleue à miroir blanc (Luscinia svecica ssp. cyanecula), la sous-espèce d'Europe occidentale théoriquement la moins fréquente des deux qui hivernent dans le bas-delta sénégalais (Lire ICI sur Ornithondar): "rare, in North Senegal", selon Borrow & Demey (ibid)... Décidément c'est une année à Gorgebleues - et un jour de raretés !

Terriers, empreintes, crottoir...

Toujours les terriers d’Écureuils terrestres (xerus erythropus) et de Lièvres des savanes (lepus - microtis - victoriae); les innombrables trous de micro-mammifères nocturnes, surtout, dont les fameuses Petites Gerboises d'Egypte (jaculus jaculus), inconnues de notre zone avant les années '70 du siècle dernier. Mais ce sont les chantiers du Chat ganté (felis silvestris ssp. libyca) comme du Renard pâle (vulpes p. pallida) lesquels, de toute évidence, ne peuvent longtemps vivre loin l'un de l'autre (!), qui nous intéressent et ne laissent d'intriguer. Les deux petits et discrets mammifères sont les vedettes incontestables des Trois-Marigots, faute d'autres prédateurs plus connus mais aujourd'hui disparus et partout au seuil de l'extinction en Afrique de l'ouest. Sur le site où j'ai dernièrement découvert une famille de chat et chatons (Lire ICI sur Ornithondar), les félins s'en sont donné à coeur joie: l'orifice principal creusé dans un tertre avec vue imprenable sur la dépression du Khant a été délaissé; en contrebas, deux belles entrées dans un tumulus coquillier ont été récemment ouvertes (cf. photos ci-après). Plus haut sur le cordon dunaire, presque inévitablement le chantier a attiré le compère renard qui a entamé ici et là le grattage des sols, avec début de percement d'au moins un tunnel à la forme caractéristique, étroite et au rectangle, rejetant le sable entre les pattes pour en faire une paillasse idéale pour y lire les empreintes... 
Sur une très ancienne termitière lessivée au-dessus d'un bas-fond, un imposant amas de fèces, en trois tas de périodes différentes: c'est un crottoir de Genette commune d'Afrique (Genetta genetta ssp. felina), toujours bien en vue comme celui de la Civette... Le cabinet est particulièrement bien garni et utilisé depuis un bon moment; signe que la belle trouve toutes ses aises, dans le coin...

Avant la migration prénuptiale, le regroupement des Milans et Cigognes noir(e)s

Après les quatre-vingt (80) blanches (Ciconia ciconia) du 24 Décembre dernier (Bientôt sur Ornithondar), premiers grands oiseaux paléarctiques à regagner le nord après un très bref séjour au sud du Sahara, les Cigognes noires (Ciconia nigra) leurs cousines sont à leur tour sur le point d'amorcer la migration prénuptiale. Les 'gitanes des bois' qui ont hiverné sur le marais de Toddé sont encore là, s'élevant au zénith (11h45 et 15h30) pour un tour de chauffe avec les Milans des deux espèces, afrotropicale et paléarctique (cf. photos ci-dessous). Car les Milans noirs (Milvus m. migrans) ne sont pas des derniers à traverser le Sahara pour regagner la Méditerranée ou leurs forêts natales d'Europe... Cigognes et Milans ne rechignent pas à se donner le mot pour voyager de concert... En fin de journée cette fois c'est évident, les douze Cigognes noires qui planent en altitude et à la verticale du hameau de Toddé (16h) arrivent du sud et vont faire halte quelque part aux franges du grand désert avant sa traversée décisive... Idem pour le sujet solitaire qui cherche à atterrir derrière le Djeuss (16h30), tandis que nous rentrons à Bango par la digue de Sanar.

Ci-dessous:
Milans - Milvus sp., et Cigogne noire - Ciconia nigra, 'exercices' pré-migratoires (11h40-45)
Toddé 2017 02 9 matin / © Photos par Frédéric Bacuez


Ah ces (foutus) Busards ! Et l'Aigle de Bonelli hivernant de Toddé (ouf !)

Au-dessus des Marigots et voisinage, au total pas loin d'une dizaine de Busards des roseaux (Circus aeruginosus), aujourd'hui; on sent que non seulement les sites humides se contractent mais aussi que la migration prénuptiale va bientôt commencer: les effectifs hivernants locaux sont peut-être renforcés par des sujets remontés du sud ou de l'hinterland en voie d'assèchement, venus se préparer ici à la grande traversée saharienne qui ne débute pourtant que début avril. Toujours une écrasante majorité de femelles, mais le nombre de mâles est en augmentation. Il y en a un, qui nous intrigue, avec des légers rappels de Busard Saint-Martin, et quelques détails du plumage aberrants (à mon humble avis), comme cette tâche marron sombre décalée vers la poitrine, le cou et la face au lieu de se tenir sur le ventre et le bas-ventre, blanchâtre sur ce sujet (cf. photos ci-dessous) ! Peut-être la mue finale d'un individu quasi adulte - je n'en sais trop rien à la vérité... Un jeune sujet (femelle ?) 'tendance' immature de Busard cendré (Circus pygargus) fait aussi deux apparitions: au loin d'abord, de l'autre coté d'une cuvette herbeuse sèche; puis à midi trente (cf. photo ci-dessous à d.), le rapace dégingandé inspecte les dépressions inter-dunaires en voguant d'une aile sur l'autre... En voyant briller les primaires internes des ailes, encore blanches et translucides dans le soleil, puis les couvertures secondaires sombres, j'en avais déduit un peu prématurément (sans même contrôler toutes mes vilaines images a posteriori) qu'il s'agissait d'un Busard pâle (Circus macrourus), la plus rare des trois espèces qui fréquentent notre région en hiver ! Heureusement notre vigilant camarade Simon Cavaillès est venu opportunément m'aligner ses doutes*... et suggérer puis confirmer qu'il s'agit d'un "jeune Busard cendré de 2e AC"... Il y a quatre ans pourtant, dans ces mêmes parages, tandis que fourbus nous étions avec mes gars vautrés dans le sable, sur le bas-coté de la piste de Mengueye-Toddé, un sujet plus jeune encore, probablement une femelle, était passée juste au-dessus de nous, prenant la piste comme fil conducteur de sa chasse*1... Et c'était bien un Busard pâle, l'observation photographique avait été, cette fois, confirmée et certifiée par les plus hautes autorités compétentes, ha ha ha !

* " (...) Les photos permettent d'y voir plus clair. C'est bien un Cendré de 2e année. Pour le sexe je ne sais pas. La tête et le haut de la poitrine ont mué, alors que les Busards pâles du même âge ne muent que plus tard sur les zones d'estivage pour la plupart. Il faut faire attention avec le critère des pointes des primaires pâles, en fin d'hiver les plumes sont bien usées et le dessin disparaît.
Là, un jeune Pâle serait en plumage juvénile ou très proche, et une femelle >1 an aurait un plumage type adulte, avec un bord de fuite de l'aile irrégulier (ici les secondaires sont gonflées et le bord de l'aile est propre), et il y aurait une barre blanche subterminale sur les rémiges secondaires.
Les Busards sont très compliqués, les photos sont d'une grande aide pour identifier correctement. "
- Echange avec Simon Cavaillès, 2017 03 6

A 16h, au carrefour des pistes sur la digue qui sépare le Khant-sud du Khant-nord: alors que défile dans le ciel un groupe de douze Cigognes noires (Ciconia nigra) en migration prénuptiale, à la verticale de la piste de Toddé et très haut dans le ciel encombré de particules fines, cercle un Aigle de Bonelli (Aquila f. fasciata), indifférent au jeune et frêle Busard, qui fait riquiqui à coté mais s'est mis en tête d'houspiller le grand et redouté chasseur ! Dans les jumelles, il me semble que l'Aigle de Bonelli est aussi un jeune sujet, de seconde année civile (donc né au début de l'année 2016), en plumage parfait de son âge à l'exception faite de la première rémige qui manque à l'aile droite (cf. photos ci-dessous à g. et en haut de notule). Depuis novembre je m'inquiétais de ne pas observer l'Aigle de Bonelli dans cette zone, hiver après hiver systématiquement occupé par au moins un individu, toujours un juvénile. par deux fois cette saison j'ai eu l'impression que le rapace dans le très lointain était un Aigle de Bonelli mais je n'avais jusqu'à aujourd'hui, 9 février, été rassuré quant à la présence d'un sujet en 2016-2017. Inquiétude légitime quand on sait qu'au minimum une ligne à moyenne tension défectueuse dans le sud-ouest marocain fait un carnage depuis deux ans au moins, en particulier chez les Aigles de Bonelli et les Aigles ibériques (Aquila adalberti)... Pas moins de 40 Aigles de Bonelli ont ainsi péri en 2015-2016 dans la région de Goulimine (Guelmim), retrouvés au pied de plusieurs pylônes, avec des oiseaux morts de six autres espèces. Si l'espèce a une large distribution mondiale, il est devenu dans l'ouest de sa répartition paléarctique le rapace diurne le plus menacé, le plus rare et aussi le plus difficile à protéger. En France, s'il y a un tout petit regain des effectifs (33 couples en 2015), le statut de l'Aigle de Bonelli y demeure extrêmement fragile, valant son inscription à la Liste rouge nationale et européenne UICN des espèces menacées de disparition, dans la catégorie Endangered/END-En danger. C'est dire combien la perte de dizaines d'oiseaux sur un seul site peut remettre en cause toutes les mesures de protection et de réhabilitation de Aquila fasciata.

* Lire:
Cas d’électrocution d’Aigle de Bonelli au Maroc, in Ligue pour la protection des oiseaux (LPO,France), 2016 12 9
Raptor mortality by electrocution in power lines in Morocco (report), in Magornitho 2016 09 4

Lire et voir sur Ornithondar:
*1 Une rareté orientale: un Busard pâle, près du Khant, 2012 12 23
*2 Un Aigle de Bonelli hiverne à Toddé, waouh !, 2011 10 30 et Fidèles du Toddé: un Aigle de Bonelli juvénile et la foultitude des voiliers, 2015 10 25
*3 Première mention sénégalaise d'un adulte d'Aigle de Bonelli, 2016 09 4


Ci-dessous:
en haut, mâle de Busard des roseaux - Circus aeruginosus, quelques détails atypiques... (16h12)
en bas à g., Aigle de Bonelli - Aquila f. fasciata, 2e AC (16h) - en bas à d., Busard cendré de 2e AC - Circus pygargus (12h40)
Toddé 2017 02 9 aprem' / © Photos par Frédéric Bacuez


OISEAUX / 83 + 1 espèces cochées, 5 sp. entendues
MAMMIFÈRES / 4 espèces cochées, 1 sp. entendue
REPTILES / 1 espèce
LÉPIDOPTÈRES / 1 espèce

Vu:
  • Pélican blanc (pelecanus onocrotalusgreat white pelican), ~8 ind. arrivant du N'Galam sur le Toddé
  • Pélican gris (pelecanus rufescenspink-backed pelican), 1 ind. en vol solo puis 4 + 2 + 2 ind. nageant ou reposant sur les lagons dégagés du marais [de Toddé] + 5 ind. arrivant sur le marais [de Toddé] à 12h30, en compagnie de Tantales
  • Cormoran africain (microcarbo a. africanuslong-tailed cormorant)
  • Anhinga (roux) d'Afrique (anhinga r. rufaafrican darter), 1 ind. femelle ou immature en vol [marais de Toddé-nord]
  • Crabier chevelu (ardeola ralloidessquacco heron), quelques ind. [marais de Toddé et marigot de Khant-sud]
  • Gardeboeuf d'Afrique (bubulcus i. ibiscattle egret)
  • Aigrette ardoisée (egretta ardesiacablack heron), effectifs désormais en chute libre, mais encore plusieurs ind. par petits groupes qui persistent à rester sur le périmètre...
  • Aigrette garzette (egretta g. garzettalittle egret)
  • Grande aigrette (ardea alba ssp. melanorhynchoswestern great egret)
  • Héron cendré (ardea c. cinereagrey heron)
  • Héron pourpré (ardea p. purpureapurple heron), 2 + 1 ind. ad. en vol
  • Tantale ibis (mycteria ibisyellow-billed stork), 7 ind. arrivent à 12h30 sur le marais [de Toddé]
  • Cigogne noire (ciconia nigrablack stork), 5 ind. arrivent du marais de Toddé à notre verticale, accompagnés par cinq à six Milans des deux espèces (11h45, cf. photos ci-dessus) + 1 ind. cerclant avec un Milan sp. (15h30) [Ndenent-Khant] + 12 ind. en migration prénuptiale S>N (16h+) [Khant-nord>hameau de Toddé>pont de Ndiaowdoune] + 1 ind. au-dessus de la digue de Sanar, cherchant à traverser le Djeuss pour se reposer avant la traversée du Sahara (~16h35)
  • Ibis falcinelle (plegadus falcinellusglossy ibis), quelques ind. [marigot de Khant-sud]
  • Spatule d'Afrique (platalea albaafrican spoonbill), ~6 ind. + 4 ind. au 'balayage' - dont ad. nourrissant encore 2 sujets immatures ! [marais de Toddé]
  • Spatule blanche (d'Europeplatalea l. leucorodiaeurasian spoonbill), plusieurs 'lignes' matinales en vol S>N du marigot [de Khant-sud] + ~220 ind. au repos sur un lagon du marais [de Toddé]
  • Ouette d'Egypte (alopochen aegyptiacaegyptian goose), 8 ind. sur le marais [de Toddé] en compagnie de Pélicans gris, Spatules des deux espèces et divers ardéidés
  • Sarcidiorne à bosse (Canard à bosse, Canard sylvicole, sarkidiornis melanotosknob-billed duck, african comb duck), 8 ind. en vol [marais de Toddé]
  • Oie-armée de Gambie (plectropterus g. gambensisnorthern spur-winged goose), 8 ind. en vol remontant le marigot [de Khant-sud]
  • Dendrocygne fauve (dendrocygna bicolorfulvous whistling-duck), 2 ind. volant au-dessus du marigot de Khant-sud
  • Dendrocygne veuf (dendrocygna viduatawhite-faced whistling duck), une à deux troupes de faible importance, au matin [marigot de Khant-sud]
  • Balbuzard pêcheur d'Eurasie (pandion h. haliaetuseurasian osprey), 1 ind. en vol [N'Galam] + 1 ind. [marigot de Khant-nord]
  • Pygargue vocifère (haliaeetus vociferafrican fish-eagle), 1 ind. ad. en vol [N2, croisement piste de Mengueye-route nationale]
  • Elanion blanc (elanus c. caeruleusblack-shouldered kite), 1 ind. remontant la berge du marigot de Khant-sud (7h48, cf. photo ci-dessous)
  • Milan noir (milvus m. migransblack kite), 20+ ind. se regroupent dans les airs (11h20): premiers rassemblements en vue de la migration prénuptiale + 4 ind. avec des Tantales et Pélicans gris [à la verticale du marais de Toddé] + 2 ind. [N'Galam]
  • Milan d'Afrique à bec jaune (Milan parasite, milvus aegyptius ssp. parasitus, yellow-billed kite), 5 ind. [N2, croisement piste de Mengueye-route nationale]
  • Busard cendré (circus pygargusMontagu's harrier), 1 à 2 ind. immatures, dont sujet de 2e AC au zénith (cf. photo ci-dessus) [Brousses de Toddé]
  • Busard des roseaux (circus a. aeruginosuswestern marsh-harrier), au total pas loin d'une dizaine de sujets - au moins 2 ind. survolant, souvent en duo, le marigot de Khant-sud dès le lever de soleil + 2 ind. mâles ensemble évoluant au-dessus des dépressions herbeuses + 1 ind. femelle [Khant-Toddé] + 1 ind. femelle (subadulte ?) + 1 ind. mâle [Toddé, cf. photos ci-dessus] + 1 ind. mâle et 1 ind. femelle [N'Galam-Khant sud]
  • Aigle de Bonelli (Aquila f. fasciata, Bonelli's eagle), 1 ind. de 2e AC (printemps 2016) avec plumage parfait à l'exception faite d'une première rémige absente à l'aile droite (cf. photos ci-dessus et en haut de notule) - Statut européen UICN: Endangered/EN-En Danger, inscrit à la Liste rouge française des espèces menacées de disparition, dans la catégorie Endangered/EN-En Danger)
  • Faucon crécerelle (falco t. tinnunculuscommon kestrel), 1 ind. en vol passant à l'aube
  • Francolin à double éperon (pternistis b. bicalcaratusdouble-spurred francolin), entend quelques ind. à l'aurore et à l'aube [Khant-sud] + 1 ind. pousse une gueulante en fin de matinée [mare voisine du marais de Toddé] + 3 ind. [bosquet autour d'une mare asséchée sur cordon dunaire]
  • Marouette à bec jaune (Râle à bec jaune, zapornia flavirostrablack crake), 1 ind. [mare voisine du marais de Toddé]
  • Gallinule poule-d'eau (gallinula c. chloropus, common moorhen), 3 ind. vus se poursuivant et d'autres entendus [mare voisine du marais de Toddé]
  • Talève d'Afrique (porphyrio madagascariensisafrican swamphen), 1 ind. en vol sur quelques dizaines de mètres [marais de Toddé]
  • Grue couronnée noire (balearica p. pavonina, -west africanblack crowned crane - Statut mondial: Vulnerable/VU-Vulnérablesur la Liste rouge de l'UICN des espèces menacées de disparition), cc local [marais de Toddé]
  • Oedicnème tachard (burhinus capensis ssp. maculosusspotted thick-knee), 2 ind. [cordon dunaire de Toddé]
  • Vanneau éperonné (vanellus spinosusspur-winged lapwing), dont 4 ind. ensemble
  • Sterne caspienne (hydroprogne caspiacaspian tern), quelques ind. en vols solitaires, au petit matin
  • Ganga à ventre brun/châtain (Ganga sénégalais, pterocles e. exustuschestnut-bellied sandgrouse), 13 ind. levés par quatre Milans sp. et un Busard cendré juvénile + 8 ind. levés + 2 ind. à l'envol
  • Tourtelette d'Abyssinie (turtur abyssinicusblack-billed wood-dove), 1 ind.
  • Tourterelle masquée (Tourterelle à masque de fer, oena c. capensisNamaqua dove) (cf. photo ci-dessous)
  • Tourterelle maillée (spilopelia/streptopelia s. senegalensislaughing dove)
  • Tourterelle pleureuse (streptopelia decipiens ssp. shelleyi, -Nigermourning collared-dove)
  • Tourterelle vineuse (streptopelia vinacea, vinaceous dove), 1 ind. en vol passant
  • Engoulevent à longue queue (caprimulgus c. climacuruslong-tailed nightjar), quelques ind. en fin de nuit - dont sujet entendu pousser une trille interminable ! + 3 ind. reposant dans un bosquet [Khant-Toddé] + 2 ind. toujours dans un bosquet [Toddé] (cf. photos ci-dessus et illustration en haut de notule)
  • Engoulevent à balanciers (caprimulgus/macrodipteryx longipennis, standard-winged nightjar), 1 ind. mâle en plumage nuptial donc avec ses deux filets, en vol venant du marigot passe à faible hauteur et quasiment au-dessus de nos têtes, aux premières lueurs du jour (cf. illustrations et photos ci-dessus et en haut de notule)
  • Martinet des maisons d'Afrique de l'ouest (apus affinis ssp. aerobateswest african little swift), 2 ind. chassant au petit matin avec les Hirondelles de rivage au-dessus des dunes arborées du Khant-sud + quelques ind. en altitude au-dessus de l'Aigle de Bonelli (16h+)
  • Martinet des palmes (cypsiurus p. parvusafrican palm swift), 4 ind. chassant au petit matin avec les Hirondelles de rivage au-dessus des dunes arborées du Khant-sud
  • Martin-chasseur pie (ceryle r. rudispied kingfisher), 1 ind. perché sur Tamarix senegalensis immergé [marais de Toddé]
  • Guêpier nain (merops p. pusilluslittle bee-eater), 3 ind. près de la mare aux Cigognes noires, désormais à sec et recouverte de sels
  • Coliou huppé (à nuque bleue, 'oiseau-souris', urocolius m. macrourusblue-naped mousebird), quelques petites bandes
  • Rollier d'Abyssinie (coracias abyssinicusabyssinian roller), 1 ind. ad. perché sur jeune baobab au-dessus d'un champ d'Euphorbia basalmifera (cf. photo ci-dessous)
  • Huppe fasciée d'Eurasie (upupa e. epopseurasian hoopoe), 1 ind. vu deux fois
  • Calao occidental (à bec rouge, tockus kempiwestern red-billed hornbill), quelques paires
  • Cochevis huppé du Sénégal (galerida cristata ssp. senegallensis, -Senegalcrested lark)
  • Moinelette sp. (eremopterix ssp., sparrow-lark sp.), ~5 ind. en vol passant [cuvette entre Khant et Toddé]
  • Hirondelle de rivage (riparia r. ripariacommon sand martin), centaines d'ind. de bon matin chassant et cliquetant au-dessus des dunes arborées du Khant-sud
  • Hirondelle de Guinée (hirundo l. lucida, red-chested swallow), 1 ind. en vol passant [mare boisée près du marais de Toddé]
  • Bergeronnette grise (motacilla a. albawhite wagtail), 2 ind. en vol passant au petit matin [Khant-sud]
  • Bergeronnette printanière (motacilla f. flavablue-headed wagtail), nombreuses au petit matin dans les sables du cordon arboré [Khant-sud]
  • Bergeronnette ibérique (motacilla flava ssp. iberiaespanish wagtail), quelques ind. [idem]
  • Gorgebleue à miroir blanc (luscinia svecica ssp. cyanecula, white-spotted bluethroat), 1 ind. très intéressé par notre présence, se met à découvert au sol à par deux fois pour nous scruter, cou étiré (cf. photo ci-dessus) ! [mare boisée près du marais de Toddé]
  • Rougequeue à front blanc (phoenicurus p. phoenicuruscommon redstart),  1 + 1 ind. femelle familier [mare voisine du marais de Toddé]
  • Traquet motteux (oenanthe o. oenanthenorthern wheatear), 1 ind. + 1 ind. + 1 ind. en mue prénuptiale (deux plumes en train de se détacher, cf. photo ci-dessous)
  • Agrobate mineur (cercotrichas m. minorafrican scrub-robin), 1 ind. à l'aube
  • Agrobate roux (cercotrichas g. galactotesrufous-tailed scrub robin), 1 ind. peu de temps après le premier Agrobate, et tout de même plus gros
  • Agrobate podobé (cercotrichas p. podobeblack scrub-robin), 2 ind. particulièrement actifs et volubiles, juste à coté de nous [mare boisée près du marais de Toddé]
  • Phragmite des joncs (acrocephalus schoenobaenussedge warbler), plusieurs ind. entendus et 2 ind. bien observés sur mare avec herbiers [près du marais de Toddé]
  • Erémomèle sp. (eremomela sp., eremomela sp.), 1 ind. de gonakier en gonakier [cuvette herbeuse]
  • Pouillot véloce (phylloscopus c. collybita, common chiffchaff), particulièrement bondant en boisements denses, notamment près d'une mare proche du marais de Toddé
  • Fauvette grisette (curruca c. communiscommon whitethroat), 1 ind. au petit matin + 1 ind. femelle 
  • Fauvette passerinette (curruca i. inornata, western subalpine warbler), 1 ind. mâle dans la ripisylve d'une mare [voisine du marais de Toddé] + 1 ind. 
  • Cisticole des joncs (du Nigeria, cisticola juncidis ssp. uropygialisnigerian zitting cisticolafan-tailed cisticola), 2 ind. + 5 ind. ensemble + 1 ind. + 1 ind. + 1 + 1 ind.
  • Pririt/Batis du Sénégal (Gobemouche soyeux du Sénégal, batis senegalensis, Senegal batis), un total de trois couples - un cc + vu 1 ind. mâle hystérique avec (en)vols territoriaux autour de nous et entendu 1 femelle entendue + un cc
  • Souïmanga à poitrine rouge (chalcomitra s. senegalensisscarlet-chested sunbird), 2 ind. en vol passant [piste de Toddé]
  • Pie-grièche à tête rousse (lanius s. senatorwoodchat shrike), au total 1 + 1 + 1 + 1 ind. mâle, déjà en plumage frais prénuptial
  • Corbeau pie (corvus albuspied crow), 1 ind. en vol matinal 
  • (buphage) Piqueboeuf à bec jaune (buphagus a. africanusyellow-billed oxpecker), 2 ind. sur leurs hôtes bienveillantes d'un troupeau de vaches au repos [marais de Toddé]
  • Moineau doré (passer luteusSudan golden sparrow)
  • Tisserin à tête noire (ploceus melanocephalus ssp., black-headed weaver)
  • Travailleur à bec rouge (quelea queleared-billed quelea)
  • Euplecte sp. (euplectes sp., bishop sp.), 1+ ind. en vol passant [mare boisée près du marais de Toddé]
  • Amarante (commun) à bec rouge (du Sénégal, lagonosticta s. senegalared-billed firefinch), quelques ind.
  • Bengali zébré (amandava s. subflavazebra waxbill), plusieurs bandes dont troupe de 30+ ind. dans une dépression herbeuse [Khant-Toddé]

Entendu:
Oedicnème du Sénégal (burhinus senegalensisSenegal thick-knee) / Huppe fasciée d'Afrique de l'ouest (Huppe du Sénégal, upupa -epopssenegalensis ssp. senegalensiswestern african hoopoe), 1 ind. pupule [brousses de Khant-Toddé] / Torcol fourmilier (jynx t. torquilla, eurasian wryneck), 1 ind. avec deux types de sons: le cri de type rapace classique mais beaucoup plus atténué que dans le Paléarctique et de petits appels irréguliers, sans doute le sujet vu et écouté sur ce même site le 31 décembre 2016 / Crombec sitelle (sylvietta b. brachyuranorthern crombec), 1 ind. en sous-bois [mare voisine du marais de Toddé] / Tchagra à tête noire (tchagra s. senegalusblack-crowned tchagra), 1 ind. /

Plumes de rapace sp. dont duvet et rémiges au sol, au pied d'un bosquet: sujet prédaté ?

Ci-dessous, de haut en bas:
à g., Tourterelle masquée - Oena capensis, mâle ad. (7h55) - à d., Elanion blanc - Elanus c. caeruleus, au petit matin (7h48)
à g., Rollier d'Abyssinie - Coracias abyssinicus, sur jeune baobab (9h17) -  à d., Traquet motteux - Oenanthe o. oenanthe, en mue prénuptiale (12h45)
2017 02 9 matin / © Photos par Frédéric Bacuez


AUTRES:

  • Phacochère commun (phacochoerus africanuscommon warthog), 1 seul ind., avec deux belles dents, bas sur pattes [marais de Toddé]
  • Patas 'singe rouge' (erythrocebus pataspatas monkey), 3+ ind. sur la dune arborée qui surplombe le marais [de Toddé-nord] + 20+ ind. dont guetteurs, traversant le lit du marigot [de Khant nord] ici désormais à sec mais bien en herbes, au milieu des vaches et chèvres qui broutent
  • Lièvre des savanes (lepus - microtis - victoriae, african savanna hare), 1 ind. en fin de nuit + 1 ind. à l'aube + 1 + 1 ind. [cordon dunaire de Toddé]
  • Écureuil terrestre du Sénégal (xerus erythropusstriped ground squirrel), 2 ind. en pied de cordon dunaire - ad. et sujet jeune- + 1 ind. [Toddé] + 1 ind. [N'Galam] + 1 ind. [brousses de Toddé-Khant sud]
Entendu:
Chat ganté (felis silvestris ssp. libyca, african wild cat), 1 ind. feule dans la brousse de Ndenent/Toddé, en toute fin de nuit

Terriers (cf. photos ci-dessous): nouveaux trous ajoutés à d'anciens, de Chat ganté (felis silvestris ssp. lybica) et de Renard pâle (vulpes p. pallida) dont site de galeries effondrées, inachevées et/ou abandonnées et une ouverture récemment creusée
Quelques trous d’Écureuil terrestre (xerus erythropus) et de Petite gerboise d'Egypte (jaculus jaculus)
Plusieurs boutis, bauges et salines minérales de Phacochère commun (phacochoerus africanus)
Latrines très garnies en fèces et utilisées depuis plusieurs saisons par la Genette commune d'Afrique (Genetta genetta ssp. felina) - avec vieux dépôt, moins ancien et actuel crottoir (cf. photos ci-dessous)

  • Varan de savane (varanus exanthematicus, savannah monitor), au petit matin, 2 ind. assoupis dans un Prosopis, à califourchon chacun sur sa branche, à deux étages différents... Sujets pas très vieux (cf. photos ci-dessous).
  • (petit) Monarque d'Afrique (danaus chrysippus ssp. chrysippuscommon plain tigerlesser wandererqueen butterfly, 'african queen')
  • Nombreuses araignées aux yeux scintillants dans l'obscurité

Ci-dessous:
Terriers de Chat(s) ganté(s) - Felis silvestris ssp. lybica
cordon dunaire du Khant-sud 2017 02 9, 8h10-23 / © Photos par Frédéric Bacuez
- Cliquer sur les photos pour agrandir -
 Ci-dessus:
Crottoir de Genette(s) commune(s) d'Afrique - Genetta genetta ssp. felina
2017 02 9, 14h38 / © Photos par Frédéric Bacuez

Ci-dessous:
deux Varans de savane - Varanus exanthematicus, au point du jour endormis à califourchon dans le Prosopis
2017 02 9, 7h24-27 / © Photos par Frédéric Bacuez
- Cliquer sur les photos pour agrandir -


* Bango-élevage-

  • Oedicnème du Sénégal (burhinus senegalensis), quelques ind. aux abords du réservoir du Djeuss (~5h)
  • Effraie d'Afrique (tyto alba ssp. affinis, african barn owl), 1 à 2 ind. chuintent autour de 5h du matin et de la citerne 'Coup de torchon'

Ci-dessous:
au lever du soleil, derrière le marigot de Khant-sud et la mosquée de Mengueye
2017 02 9, 7h41 / © Photo par Frédéric Bacuez

jeudi 2 février 2017

2, Journée mondiale des zones humides: entre marais et rivière...

En haut, Busard des roseaux - Circus aeruginosus, mâle adulte (16h28)
En bas, sur la rive sud du Djeuss, les roseaux ploient sous les assauts du vent saharien (15h24)
2017 02 2, aprem' / © Photos par Frédéric Bacuez


* Marais et Djeuss au Ranch de Bango -

APREM', 15h-18h30-
A pied.
Temps: 15h, 31° (max du jour) / 16h, 30° / Ciel bleu et ensoleillé, UV 9 très fort. Vent assez fort du N/NE virant au N après 16h30 - avec levée rapide de particules poussiéreuses dans les lointains dès 15h55... 

Ci-contre: 2 février, Journée mondiale des zones humides (JMZH 2017)



Cet après-midi dans le marais bangotin, ce n'est pas le jardin d'Eden, pour cette annuelle Journée mondiale des zones humides (JMZH 2017). Le vent soutenu chargé de particules sahariennes aurait-il contraint les rallidés et les sylviidés paludicoles à rester bien à l'abri au coeur des roseaux et des herbiers du Djeuss ? Le vent souffle du nord-est avant de virer au nord et peut-être se noyer dans l'Atlantique... Les lointains prennent déjà les couleurs de l'harmattan, ocres et pastels des sables qui montent à l'assaut du ciel bleu. En altitude sous la lune, une Glaréole à collier (glareola p. pratincola) éprouve quelque difficulté à résister aux poussées orientales; elle lâche vite prise pour se laisser déporter vers le littoral, au sud-ouest. Il n'y a que les habiles voltigeurs qui peuvent affronter Éole: un mâle de Busard des roseaux (Circus aeruginosus) passe, dans un sens, puis une femelle du même rapace emblématique des marécages et des roselières, dans l'autre sens (cf. photos ci-après et en haut de notule). Les Balbuzards (Pandion haliaetus) semblent totalement indifférents à ces classiques turpitudes aériennes; il faut dire que les deux à six sujets qui survolent le périmètre ne sont fortuitement de sortie, pour la pêche du soir, qu'une fois les bourrasques retombées... 
Pour ne pas faciliter l'observation ornithologique, les marais sont envahis comme jamais par le Typha, créant des rideaux dissimulateurs, étouffant les rares massifs de massettes indigènes qui lui résistent encore. Comme si les erreurs dramatiques commises à la fin du siècle passé à l'amont du barrage de Diama n'avaient pas suffi, le Djeuss est ici maintenu au plus haut, toute l'année, collectant les eaux qui coulent lentement de toute la vallée. Il ne faut pas s'y méprendre: pas loin d'ici, le canal de décharge qui traverse la plaine alluviale pour déverser ses eaux troubles directement dans le fleuve sera tôt ou tard envahi par le maudit roseau - merci à l'Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS); on y réfléchit avec nuance et sens de la complexité des choses, là-bas, surtout quand il s'agit de zones humides: sus à la langue saline et vive le riz, partout, voilà le seul programme !

Avec le vent, tous aux abris dans la roselière !

Il faut donc tendre l'oreille, pour entendre glousser les Talèves (Porphirio madagascariensis), rouspéter les Gallinules (Gallinula chloropus), rire les Marouettes à bec jaune (Zapornia flavirostra). Juste derrière moi au pied des roseaux, il y a peut-être aussi une Marouette européenne (ou euro-africaine, pour ceux qui comprendront...); à intervalles réguliers mais avec timidité le discret rallidé tente d'affirmer son hostilité à ma présence, par de petites trilles gutturales qui ne portent pas loin... Impossible à repérer, elle est rejointe par une Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus) qui ne fait que passer, de tige en tige, à quelques centimètres au-dessus de l'eau; et caquette sans retenue, celle-ci ! Ce sont les petites paludicoles qui souffrent des bourrasques: les deux couples locaux de Prinias aquatiques (Prinia fluviatilis) finissent par se manifester, il y en a une qui volette pour rejoindre l'intérieur de la roselière, sa longue queue agitée par le vent comme un gouvernail contraint. A la sortie du marais, une Cisticole du Nil (Cisticola marginatus ssp. amphilectus) vient d'attraper un Locuste et se faufile dans la végétation dense, sa proie bien tenue dans le bec. Dans les boisements dégradés à Prosopis (cf. photo en bas de notule), une pléthorique famille de Bengalis zébrés (amandava s. subflava): plus d'une cinquantaine d'un seul envol strident de ces estrildidés encore communs dans la vallée du fleuve Sénégal - ce qui est loin d'être le cas ailleurs dans le pays, malheureusement*.

* Lire sur Senegal Wildlife la notule de Bram Piot... qui a la délicatesse de me renvoyer la pareille: 

Le Sénégal s'active et sensibilise pour les zones humides !
Forum scientifique à la DPN de Dakar pour la JMZH, Agence de Presse Sénégalaise (APS) 2017 01 31



" Beaucoup d'habitants des roseaux et des végétations palustres 
ne trahissent leur présence que par leurs émissions vocales, 
qui sont en fait leurs signaux de reconnaissance. "

Ci-dessous:
entre les herbiers de la rivière et les roseaux du marais...
Le Djeuss au Ranch de Bango 2017 02 2 aprem' / © Photos par Frédéric Bacuez
- Cliquer sur les photos pour agrandir -
RAMSAR.org / Zone humide / Sénégal
UICN.fr/Journée mondiale des zones humides 2017/

OISEAUX / 52 espèces cochées, 8+ sp. entendues
LÉPIDOPTÈRES / 1 espèce

Vu:
  • Pélican blanc (pelecanus onocrotalusgreat white pelican), 1 ind. en vol SO>NE + 2 ind. cerclant [au-dessus de la plaine de Biffeche] + 3 ind. en vol NO>SE
  • Cormoran africain (microcarbo a. africanuslong-tailed cormorant), 1 ind. immature en vol passant [Djeuss>amont] + 1 ind. en vol
  • Gardeboeuf d'Afrique (bubulcus i. ibiscattle egret), 1 ind. en vol
  • Balbuzard pêcheur d'Eurasie (pandion h. haliaetuseurasian osprey), de deux à six sujets - 1 ind. de type mâle passe au-dessus du Djeuss tandis qu'un 1 ind. de type femelle (en mue) vole en altitude à la verticale du marais (16h+, cf. photo ci-dessous) puis 1 ind. avec poisson dans les serres [Djeuss>amont] puis 1 ind. juvénile (16h50) puis 1 ind. mâle aux couvertures très sombres (17h05) et enfin 1 ind. survolant d'abord la petite mare sous l'aire des Pygargues avant de continuer vers la cuvette rizicole de Sanar
  • Pygargue vocifère (haliaeetus vociferafrican fish-eagle), 1 ind. ad. entendu puis vu (16h) [Djeuss]
  • Milan noir (milvus m. migransblack kite), 1 ind. en vol, assez haut [par-dessus le Djeuss S>N]
  • Milan d'Afrique à bec jaune (Milan parasite, milvus aegyptius ssp. parasitus, yellow-billed kite), un maximum de 5 ind. au même moment
  • Busard des roseaux (circus a. aeruginosuswestern marsh-harrier), 1 ind. mâle ad. en vol de chasse passant au-dessus des roseaux (16h28, cf. photos ci-dessous et en haut de notule) [Djeuss>aval] + 1 ind. femelle en vol passant inverse (16h48) (cf. photo ci-dessous) [Djeuss>amont]
  • Francolin à double éperon (pternistis b. bicalcaratusdouble-spurred francolin), 2 ind. + 2 ind.
  • Jacana à poitrine dorée (actophilornis africanusafrican jacana), 2 ind. ad. nageant ou 'marchant sur l'eau' d'une anse du Djeuss, rejoints de temps à autre par un ind. immature depuis le marais [du Ranch de Bango] + 1 ind. ad. sur la rive nord [du Djeuss]
  • Oedicnème du Sénégal (burhinus senegalensisSenegal thick-knee), 4 ind. en sous-bois à Prosopis + ind. entendu(s) vers le Djeuss
  • Glaréole à collier (glareola p. pratincolacollared pratincole), 1 ind. ad. en altitude, poussée par le vent fort !
  • Vanneau éperonné (vanellus spinosusspur-winged lapwing), 2 ind. [près du bosquet des grands eucalyptus] + quelques ind. ici et là [boisements clairs à Prosopis]
  • Goéland railleur (chroicocephalus geneislender-billed gull), 4 ind. ensemble [Djeuss]
  • Sterne caspienne (hydroprogne caspiacaspian tern), 3 ind. au total [Djeuss]
  • Sterne hansel (gelochelidon n. niloticagull-billed tern), 1 à 2 ind. en plumage nuptial [Djeuss]
  • Sterne caugek (thalasseus sandvicensis, Sandwich tern), 3 ind. au total [Djeuss]
  • Guifette moustac (chlidonias h. hybridawhiskered tern), 2 à 3 ind. au total (cf. photo ci-dessous) [Djeuss]
  • Guifette noire (chlidonias n. nigerblack tern), 2 ind. en vol passant [Djeuss>amont]
  • Tourtelette d'Abyssinie (turtur abyssinicusblack-billed wood-dove), 1 ind. femelle glane au sol [bosquet des grands eucalyptus] + 1 et 1 ind., mâles [boisements clairs à Prosopis]
  • Tourterelle masquée (Tourterelle à masque de fer, oena c. capensisNamaqua dove), 3 ind. en vol + 1+ ind. [boisements clairs sur sols sablonneux]
  • Tourterelle maillée (spilopelia/streptopelia s. senegalensislaughing dove)
  • Pigeon roussard (de Guinée, columba guineaspeckled pigeon), passant plutôt seuls (max quatre sujets) à partir de 15h55: au moins 25 ind. au total
  • Tourterelle pleureuse (streptopelia decipiens ssp. shelleyi, -Nigermourning collared-dove), 1 ind. au sol [chenal] + 1 ind. avec deux Maillées [boisements clairs à Prosopis]
  • Perruche à collier (psittacula k. kramerirose-ringed parakeet)
  • Touraco gris (crinifer piscatorwestern grey plantain-eater), entendu puis 1 ind. vu 
  • Coucal du Sénégal (centropus s. senegalensisSenegal coucal), 1 ind. dans le bosquet des grands eucalyptus riverains [du Djeuss]
  • Martinet des maisons d'Afrique de l'ouest (apus affinis ssp. aerobateswest african little swift), ~8 ind. chassent à la verticale de la berge nord [du Djeuss]
  • Martinet des palmes (cypsiurus p. parvusafrican palm swift), 2 ind. chassant à la verticale du marais [du Ranch de Bango]
  • Martin-pêcheur pie (ceryle r. rudispied kingfisher), 1 ind. en vol passant [Djeuss]
  • Guêpier nain (merops p. pusilluslittle bee-eater), 2 ind. [rives à roseaux du Djeuss] + 2 ind. [marais à végétation sèche] + 1 ind. [près du bosquet des grands eucalyptus] + 2 et 1 ind. [ruines] + 1+ ind. [boisements clairs à Prosopis]
  • Coliou huppé (à nuque bleue, 'oiseau-souris', urocolius m. macrourusblue-naped mousebird), 2 ind. perchés [chenal] + ~6 ind. en vol [boisements clairs à Prosopis]
  • Huppe fasciée d'Eurasie (upupa e. epopseurasian hoopoe), 1 ind. [boisements à Prosopis sur sols sablonneux]
  • Calao occidental (à bec rouge, tockus kempiwestern red-billed hornbill), 2 ind. vus et 1 ind. entendu [bosquet des grands eucalyptus] + 1 ind. au milieu de centaines de Moineaux dorés + 1 et 1 ind. + 5+ ind. ensemble [boisements clairs]
  • Cochevis huppé du Sénégal (galerida cristata ssp. senegallensis, -Senegalcrested lark), 2 + 1 ind. en vol sans doute pour aller boire
  • Hirondelle de rivage (riparia r. ripariacommon sand martin), 3 + 1  ind. 
  • Hirondelle rustique (hirundo r. rusticabarn swallow), 1 ind. en vol passant >N (16h55) [par dessus le Djeuss]
  • Bergeronnette printanière (motacilla f. flavablue-headed wagtail), 1 ind. sur le chemin [près du Ranch]
  • Passereau(x) sp. indéterminée(s), 1 + 1 en vol 
  • Traquet motteux (oenanthe o. oenanthenorthern wheatear), 1 ind.
  • Rousserolle effarvatte (acrocephalus scirpaceus, eurasian reed-warbler), 1 ind. mécontent, près de mon affût [roselière du marais, Ranch de Bango]
  • Camaroptère à dos gris (camaroptera b. brevicaudatagrey-backed camaroptera), 1 ind. couine...
  • Cisticole (roussâtre) du Nil (cisticola -galactotes- marginatus ssp. amphilectuswinding cisticola), 1 ind. ad. en plumage internuptial avec dans le bec un Locuste
  • Prinia aquatique (à ventre blanc, prinia fluviatilisriver prinia), deux cc locaux entendus - dont un sujet vu en vol [marais]
  • Souïmanga à longue queue (cinnyris p. pulchellusbeautiful sunbird), dont mâle ad. en plumage prénuptial poursuivant une femelle
  • Choucador à oreillons bleus (lamprotornis c. chalybaeusgreater blue-eared glossy-starling), 20+ ind. en vol groupé + 6 + 12 + 2 + 2 ind. en vol passant
  • Moineau doré (passer luteusSudan golden sparrow), 1 ind. mâle nuptial en vol seul [marais] puis centaines d'ind. au sol, dont de nombreux mâles en plumage nuptial, en train d'égrener... [boisements clairs à Prosopis]
  • Tisserin à tête noire (ploceus melanocephalus ssp., black-headed weaver)
  • Travailleur à bec rouge (quelea queleared-billed quelea), plusieurs groupes d'importance en train de glaner au sol [surtout en boisements clairs à Prosopis]
  • Euplecte sp. (euplectes sp., bishop sp.), 1 ind. en vol
  • Amarante (commun) à bec rouge (du Sénégal, lagonosticta s. senegalared-billed firefinch), quatre groupes familiaux au total - dont un avec jeunes oiseaux + 3+ ind. [boisements clairs à Prosopis]
  • Bengali zébré (amandava s. subflavazebra waxbill), 8+ ind. vont boire (16h+) [bord du Djeuss] + ~6 ind. se posant pour aller boire [marais] + troupe de ~50 ind. ! [boisements clairs à Prosopis]

Entendu:
Rallidés sp. / Talève d'Afrique (porphirio madagascariensis, african swamphen) / Gallinule poule-d'eau (gallinula chloropus, common moorhen) / Marouette à bec jaune (Râle à bec jaune, zapornia flavirostrablack crake) / Barbion à front jaune (pogoniulus c. chrysoconusyellow-fronted tinkerbird), 1 ind. / Barbican de Vieillot (lybius vieilloti ssp. rubescenswest african Vieillot's barbet), 1 ind. / Bulbul des jardins (pycnonotus barbatus ssp. inornatusgarden bulbul) / Phragmite des joncs (acrocephalus schoenobaenus, sedge warbler) / Tisserin gendarme de l'ouest (ploceus c. cucullatuswestern village weaver) /

Et les castagnettes orales des batraciens...

AUTRES:
  • (petit) Monarque d'Afrique (danaus chrysippus ssp. chrysippuscommon plain tigerlesser wandererqueen butterfly, 'african queen'), au minimum 3 ind.
Ci-dessous, de haut en bas et de g. à d.:
Mâle de Busard des roseaux - Circus a. aeruginosus (16h28)
Balbuzard pêcheur - Pandion haliaetus  (16h06) / Guifette moustac - Chlidonias hybrida (16h33) / Femelle de Busard des roseaux - Circus a. aeruginosus (16h48)
2017 02 2 aprem' /  © Photos par Frédéric Bacuez

Ci-dessous:
boisements clairs à Prosopis colons dans les environs du Ranch de Bango
2017 02 2, 18h18 / © Photo par Frédéric Bacuez


* Pont Faidherbe, Saint-Louis-du-Sénégal -
MATIN-

Entre autres:
  • Chevalier guignette (actitis hypoleucoscommon sandpiper), 1 + 1 ind., sur la berge à chaque bout du pont...
  • Perruche à collier (psittacula k. kramerirose-ringed parakeet), 1 ind. en vol au-dessus de la passerelle aval [île>continent]

Nombre total de pages vues