" Quand y aura-t-il des observateurs qui nous rendront compte de ce que font nos hirondelles au Sénégal et nos cailles en Barbarie ? "
- Comte de Buffon (France), 1737
" Avoir vu un éléphant n'est pas une question d'âge mais une question d'avoir parcouru la brousse "
- Roger Bila Kaboré (Burkina Faso)

mardi 16 mai 2017

16, parc national du Djoudj: toujours plus sous la pression anthropique, rizicole et bovine !

Pirogue de braconniers-pêcheurs incendiée par les agents du parc national
en bordure de la steppe de Gainthe (PNOD) 2017 05 16, 10h15 / © Photo par Frédéric Bacuez [tél. Samsung]


* Parc national des oiseaux du Djoudj (PNOD)-
~9h-~13h-
En véhicule de Senegalib'Tours, avec le chauffeur Morr
Avec Rozenn Le Roux, pour Le Petit Futé édition 2018
Pour le PNOD, trimbaler l'écogarde, aujourd'hui ce sera Yali Diop - et c'est obligatoire, désormais...

Ci-contre: hôtel du Djoudj, hors saison...
Parc national des oiseaux du Djoudj (PNOD) 2017 05 16, 12h37 / © Photo par Frédéric Bacuez


Les temps deviennent durs pour le joyau patrimonial de l'UNESCO et de Ramsar, une enclave tel Fort Bravo en milieu hostile, très hostile. Désaffection du tourisme. Incapacité à faire du domaine quelque chose qui ait de la gueule. Juste recevoir quelques subventions, de temps à autre, pour colmater l'îlot-nichoir artificiel des Pélicans blancs (Pelecanus onocrotalus), la seule attraction en définitive qui permet au sanctuaire de vivoter. Le conservateur-en-chef a beau se démener, accorder des interviews (cf. ci-après) pour tirer la sonnette d'alarme et, comme Ornithondar, dire tout le mal qu'il pense de cet impérialisme rizicole aux mains des étrangers (et des confréries), qui a irrémédiablement foutu en l'air la vallée, menaçant désormais la pérennité du tout petit noyau de nature et de biodiversité de la zone - rien n'y fait: c'est politique. Et anti-populaire que de critiquer l'aberration, aux portes du désert, quinze ans avant le prochain cycle trentenaire sec. La com' sait y faire et a bien fait les choses, comme pour l'autre qui met en coupe réglée les boisements d'Acacias de Diama et maintenant le premier des Trois-Marigots ! C'est pour donner du tra-vail ! Le tra-vail a bon dos pour se faire du blé, en ne respectant aucune règle environnementale (à part les certifications écolo-bio-développement durable dont on sait, avec Élise Lucet et un certain Cash Investigation sur la filière bois qu'elles sont bidon, et que ça s'achète, un label vert, autant qu'un permis de conduire en Afrique !)... Je ne sais pas où va le fameux troisième parc ornithologique au monde mais il y va, malgré lui, et aussi en partie avec lui... Cela fait des années que le sanctuaire se laisse envahir par le bétail pléthorique des villages riverains qui n'ont plus de pâturage depuis qu'on leur vend le mirage vert et... qu'ils sont fiers de manger la céréale patriotique (qui rapporte à d'autres quand même, sur leurs ventres). Des années que les braconniers pillent les lacs et marigots du patrimoine. De temps à autre, si les agents, peu soutenus par un état très lointain, interviennent, cela finit en jacqueries et en incendies... Avec la démographie explosive, la prédation des terres par les puissants, la situation va de mal en pis: la semaine dernière encore, c'est une équipée de pêcheurs hors la loi qui a été véhément interceptée, et ça ne s'est pas gentiment passé: du coup, les gardes ont brûlé la pirogue des récalcitrants et exposé la relique en lisière de la steppe de Gainthe, pour l'exemple (cf. photo ci-dessous)... Au niveau de l’accueil, entre hôtel délabré et bicoques administratives - ah, la guérite des taxes, c'est quelque chose !-, l'enclos qui servit jadis à la réintroduction des Gazelles (à front roux et Dorcas) dans la steppe de Gainthe, et où elles sont devenues aussi improbables que le dernier Lion abattu par un Bangotin peu après l'Indépendance, des dizaines et des dizaines de bovins sont parqués, ramassés dans le parc national et attendant que leurs propriétaires viennent les récupérer contre une amende... Hélas, on en a croisé quelques unes, de ces calamités planétaires, et du coté de Gainthe, au coeur du parc national, et du coté du lac de Khar, des "devenues sauvages" me dit ingénument Yali, notre écoguide... Et elles bouffent, elles bouffent, finissant prématurément les herbages, piétinent tout, tassent les sols - mais Dieu est grand, il fera bien pleuvoir... Ah oui, croisé une belle charrette pleine de bois morts, bien rouge pour du bois mort, ha ha ha... Allez, on croise les doigts, on y croit, ça va aller, les écogardes nous font des tas d'enfants, eux aussi... "Sensibilisés".

Lire:
La moitié des sites naturels du Patrimoine mondial est menacée, selon WWF, dont le Djoudj...
par Antoine Juffin, in RFI 2016 04 6

Ci-dessous, de g. à d.,:
steppe et bois de Gainthe - barque de balade sur le marigot de Khar - les palissades d'un mirador, Grand Lac
Parc national des oiseaux du Djoudj (PNOD) 2017 05 16 matin / © Photos par Frédéric Bacuez [tél. Samsung]
- Cliquer sur les photos pour agrandir-

Trois Phacochères - Phacocherus africanus, traversent le Grand Lac totalement à sec 
PNOD 2017 05 16, 11h15 / © Photo par Frédéric Bacuez

Nouveaux tarifs et écoguide pour tous ! Même pour le vrai faux-guide toubab sans carte professionnelle...

C'est désormais la règle, dans tous les parcs nationaux et réserves naturelles (ou spéciales !) du Sénégal, enfin à ce qu'il paraît: on n'y circule plus sans être chaperonné par un écogarde derechef promu écoguide, payant de surcroît - 6 000 balles ! Je vous rassure: les Big Five ne sont pas de retour, et ne seront plus jamais de retour; déjà que les gazelles de Gainthe sont fantomatiques, peut-être un mirage... Le garde-chiourme n'est donc pas en armes, pour vous protéger contre les fauves; même l'Awash éthiopien est plus dangereux, plus pour ses Hommes que pour ses bêtes... Au Djoudj sénégalais, il y aurait pourtant de quoi faire des cartons, avec tout le bétail de la région qui a pris comme là-bas ses quartiers dans le parc 'national' transformé en pâture - il n'y a plus que là qu'il reste de l'herbe et des arbres ! 'Vont pas aller bouffer le sacro-saint riz, tout de même, ils s'empoisonneraient ! Bref... Et pourquoi pas un guide avec patente et tout son savoir, même empirique, hein ? Si cela peut permettre aux villages riverains des enclaves 'protégées' de gagner un peu de xalis pour se sentir concernés par ladite protection... C'était opportunément l'objectif, en laissant émerger les GIE d'écogardes (ou écoguides, maintenant). Il semble que dans le cas du parc national du Djoudj, quelques roublardises de touristes et de résidents passe-droits ont fini par énerver les autorités, et on les comprend volontiers. Les poussant à passer de guide suggéré à guide imposé. Difficile d'en savoir beaucoup plus sur les raisons objectives qui ont prévalu à cette décision. Une rocambolesque histoire de drones asiatiques (des Coréens ?) aurait été la goutte qui a fait déborder le vase... Les chinois s'étaient mis en tête de filmer le sanctuaire à l'aide de leurs joujoux sans en avoir averti qui de droit ni avoir réglé (cher) d'éventuelles autorisations sonnantes et trébuchantes... Il y eut, cela fait un moment, ces Phacochères poursuivis par nos-amis-les-chasseurs jusque dans le périmètre du parc national pour y être dessoudés (ou pas); soit, ceci est un malheureux incident bien prévisible - il n'y a plus de zone tampon entre le sanctuaire, 16 000 hectares exsangues, et les villages et périmètres rizicoles limitrophes, encore et toujours le riz... J'apprends enfin qu'un vrai faux-guide toubab sans le sou ni autres talents que ses sandales et son bagout a eu sa petite mésaventure avec les agents du parc national - pas la première, pas la dernière, en attendant le bouquet final ! Monsieur guide sans carte d'accréditation officielle de guide et en se croyant, depuis qu'il s'initie au jazz ndar ndar, dispensé de tous droits... de visite... Et pas qu'au Djoudj ! Palabre et amende à la charge de sa cliente ensorcelée par l'"agence de visites" "hors des sentiers battus" du pauvre hère comme seule l'Afrique peut les avoir aux basques, hélas. "C'est mon professeur !", s'exclame l'écogarde Yali - on ne pouffe pas de rire, s'il vous plaît !-, dont on ne sait si la confidence vise à flatter une hypothétique fibre épidermique, ou si elle est sincèrement naïve... Ce qui serait grave, mais logique tant, une fois de plus hélas, au pays des aveugles les borgnes sont (vite) rois (mais tombent aussi vite de leur piédestal)... Car, ici comme partout en Afrique noire francophone, le niveau des connaissances est si dramatiquement faible, il faut le vivre pour le croire, et ça ne s'arrange pas, que le plus ignorant des nôtres peut tromper tout son monde, il suffit d'avoir le culot et de se la jouer 'je suis des vôtres', en veillant tout de même à (sur)vivre dans une impasse européenne (sic) et à fricoter avec ces mauvais Blancs, enfin les Bons, ceux qui ont le niveau pour adoooorer leur agora d'adoption - et en tirer une bien pathétique gloriole... ! L'imposture, si elle n'est pas argentée, avec force redistribution, ne dure qu'un temps, sous ces cieux, même pour un "baroudeur" (sic, lol)... Le mensonge à cet âge, sur soi-même, aux autres, rien ne m'afflige plus. Le sexagénaire comme un môme. On voit mal, dès lors, comment notre guide toubab va guider ses quelques touristes jusqu'à l'embarcadère-à-pélicans, en sus du chauffeur de taxi brinquebalant, s'il doit à son tour être guidé par un guide du terroir... Ah l'Afrique éternelle, des Noirs et de leurs Blancs en perdition...

Au Sénégal (et ailleurs en Afrique occidentale)
un écogarde monte dans votre véhicule en professeur et en ressort élève...
- Et jamais gêné d'avoir empoché tout de même son aumône

Le nôtre, d'écogarde, aujourd'hui, s'était mis en tête d'expliquer à ma journaliste ce qu'est un mirador... Si si ! Car amis lecteurs, le visiteur occidental vient au Djoudj, 160 km2 riquiqui mais "troisième parc ornithologique au monde" (fumisterie éhontée qui tourne en boucle et paresseusement sur la toile depuis des décennies, pour rien !) parce que chez lui il n'y a rien de toutes ces merveilles (émergentes) que cette Afrique-là montre à la face niaise et ébaubie du monde blanc... Sauf que s'il n'y avait pas nos oiseaux à nous, du Paléarctique, à part Njagabaar, le Pélican en langue wolof, de fin Octobre à fin Mars, il serait comme maintenant, en Mai, plutôt vide, le fameux sanctuaire... Il est vrai que des observatoires avec des appuis-coudes pour gens de 2m50, avec des volets qui vous claquent à la gueule, on n'a pas, chez nous; que nos hôtes "réfractaires à l'universel" (comme me répétait à l'envi, au Burkina Faso, l'ami Rinaldo, d'International Crisis Group) aillent voir ce qu'est un observatoire, costaud et spartiate comme aux temps des Soviets, chez les Polonais de Bialowieza, tiens ! Que le dernier chef d'oeuvre d'architecture du cru, deux saisons et tôt ou tard dans le marigot de Khar, une espèce de tour branlante en troncs d'eucalyptus vaut à lui seul le détour, et la photo ! Certains ont du s'en mettre quelques biftons dans la poche, tiens !...

Bref, le villageois Yali est à la peine, se laissant trimbaler, à deux doigts de piquer l'immanquable roupillon. Je dis souvent à mes camarades ornithologues, occidentaux, professionnels comme amateurs, qu'au Sénégal un écogarde monte dans votre véhicule en professeur et en ressort élève... Ce n'est pas l'envie qui manque, mais la volonté, et le contexte, qui ne favorisent pas la connaissance... Il y en a qui le concèdent volontiers, comme Bressy, qui veut apprendre, encore apprendre, pour mieux faire, être à la hauteur... Car le problème, c'est le vrai ornithophile, confondu avec toute la beaufitude du monde, désormais contraint de se coltiner un brave bougre, ou l'un de ses clones, comme tous les autres... Car ici comme dans tout le pays, le tourisme c'est plutôt le style Fram, bedaine en avant et bob 'Ricard' sous le cagnard... Un choix de l'état sénégalais, qu'il faut assumer. Il envisagerait d'adopter une politique radicalement contraire qu'il ne le pourrait pas - trop tard, les places sont prises, y compris en Afrique: il eut fallu entretenir et sauvegarder l'héritage du père Dupuy, déjà, valoriser le patrimoine naturel au lieu de le laisser se faire piller sans vergogne, par tous. Et pour réellement "sensibiliser", il eut fallu miser sur l'enseignement et la transmission prioritaire des savoirs, d'abord en ayant des passeurs compétents - c'était il y a longtemps. Faire son introspection collective, ça ne fait jamais de mal, en finir avec l'onirisme échevelé et plutôt lire le niak Etounga-Manguelle, ne parlons même pas du traître Yambo Ouologuem, que l'épistémê felwinien - pour ceux qui se plongent dans autre chose que leur smartphone ! Travail de longue haleine vain, plus de l'époque, on est dans l'immédiateté, l'urgence, l'émergence, à quelque dix à trente ans du chaos. Vite et mal. Qu'importe si l'école sénégalaise est devenue l'une des pires du continent, y compris dans la formation de ses fonctionnaires... Il suffit de constater le nivellement des connaissances, et de l'enthousiasme, dans le petit monde de l'Environnement. Les cheveux blancs, comme les bibliothèques (virtuelles) s'en vont aller avec la vocation et les compétences... Place au bizness ! Si nos brillantes intelligences du Ministère croient que les vrais ornithos étrangers qui connaissent, je les connais, vont se taper du guide ignorant pendant une journée, elles vont vite déchanter !


Que les honnêtes-gens-à-pélicans-j'aime-les-oiseaux-c'est-beau-c'est-coloré-et-c'est-gentil n'y voient que du feu, comme avec le Jean-Marie toubab - même niveau que les écoguides, je dirais même moins que certains; si ceux-là acceptent de se faire bouffer leur pain, c'est leur problème-, ce n'est pas grave ! Gugusse 1er (comme je le surnomme) n'a pas les codes, les mots et encore moins la bienveillance des vrais ornithologues pour changer la face, même locale, de l'ornithologie. Combien même, "à la demande des lecteurs" (lol, sic) le voilà qui se met à la terminologie latine, évidemment erronée dès le premier jour, sur son site, enfin sa page FB... On ne va pas lui donner les adresses officielles et 'scientifiques', il s'y perdrait et perdrait ses pourboires, ni lui expliquer comment ça marche, la taxonomie, les coches et l'homologation d'une donnée, ha ha ha ! 'Faut pas pousser, qu'il fasse son copier-coller et persévère à se mettre dans les traces d'autrui, en les camouflant à ses gogos, c'est déjà suffisant, on lui garde notre pitié, de Nouakchott à Mbour. Ce douloureux manque d'affection, ça doit être terrible, l'homme veut tellement être aimé, et reconnu de tous. La rouerie, les approximations, les erreurs d'identification grossières, l'affabulation ne changent rien à la donne. Juste un gagne-pain comme un autre, une question de survie. Les ornithologues et la contrainte de leur encadrement, ça c'est une autre paire de manches, au Djoudj vouée à l'échec ! Je doute que leur philosophie d'indépendance accepte le cornac indigène sans qu'il n'y ait quelque clash, et de lourdes défections... La LPO, chez nous, pourrait confirmer mes propos: elle doit sans cesse composer avec l'orgueil, et un atavique goût pour la liberté de ses membres, scientifiques, collaborateurs, bénévoles... Pas toujours une mince affaire. Il restera à Saint-Louis Gugusse 1er, enfin seul, authentiquement et officiellement seul 'explorateur' de la contrée ! Car le bonhomme, lui, n'a pas cette fierté, il bouffe à tous les râteliers et y va au culot, du coup des Tortues marines à celui de la Librairie, viré ici, remercié là, mais renaissant toujours tel un Phoenix, comme dans un rêve, le rêve d'une vie sans passé; et, le pire, c'est qu'il s'y croit, le Fanfaron, vraiment, (presque) innocemment. Un enfant, disent les filles, toujours plus perspicaces (et maternelles à part certaines harpies) que les hommes.

Ci-dessous:
Hôtel du Djoudj, hors saison(s)...
Parc national des oiseaux du Djoudj (PNOD) 2017 05 16 / © Photo par Frédéric Bacuez


Additif:
Si on a bien compris les explications alambiquées des uns et des autres...
Entrée au PNOD: 5 000 F cfa par tête de pipe
Entrée d'une voiture: 10 000 F cfa
Ecoguide obligatoire: 6 000 F cfa
Pirogue du GIE pour l'accès au nichoir des Pélicans: 4 000 F cfa
Soit de 21 à 25 000 F cfa - 32 à 38 Euros la promenade. Sans compter l'éventuelle hôtellerie, roots ou décatie, et sa bouffe de classe patrimoniale...
Bienvenue ! Et bonne balade...

En comparaison, tarifs 2017 pour le Parc du Marquenterre (France), dans cette Baie de Somme qui fait beaucoup, et ce qu'elle peut, parmi tant d'autres contributeurs, pour ce Djoudj-là...
http://www.baiedesomme.fr/lieu/2-1602-14-1-horaires-et-tarifs-parc-du-marquenterre
Ou, le plus ancien parc national au monde, le Yellowstone américain: 25 dollars par véhicule ou 12 dollars par personne à pied, soit 14 500 F cfa ou 7 000 F cfa...
Ou, le plus ancien parc national d'Afrique avec celui des Virungas (RDC), le Kruger sud-africain: de 132 à 264 Rands par personne étrangère soit de 5 900 à 11 800 F cfa par personne...
Quant à l'Ouganda, devenu en 2016 la première destination écotouristique du continent, il faut pouvoir, mais on en a pour son argent (jusqu'à la disparition de l'autocrate et l'invasion des sanctuaires par la foule surpeuplée), et il faut croire que beaucoup en ont, des dollars pour l'Ouganda plus que du CFA pour le Sénégal et sa Teranga. Mon frangin m'écrit, depuis Kampala: "pour des étrangers non résidents, il faut compter entre 30 et 40 $ par jour (28 et 38 Euros), sans la voiture (10 $ si c'est une voiture locale, plus de 100 si c'est une voiture étrangère). Il y a un tarif spécial pour les singes: les Chimpanzés, entre 100 et 250 $; les Gorilles, entre 400 (en saison des pluies) et 600 $ la visite d'une heure (mais il faut marcher entre une et quatre heures pour les atteindre et se faire charger par un dos argenté)."

Il fallait oser... Le Sénégal l'a fait. Rencontrer des boeufs derrière chaque touffe de Sporobulus, croiser des Pélicans qui stationnent à l'année autour de Ndar; des Flamants roses et des Phacochères qu'on voit gratuitement ailleurs... Il y a quelques années, il y avait même un panneau pour inviter le béotien à 'explorer' la 'zone des Patas' ! Le pays se berce d'illusions, et n'en fait qu'à sa tête - c'est son identité, son épistèmê dirait l'autre, et son droit le plus absolu.

Les Phacos qui déambulent au milieu des voitures à l'embarcadère 
- comme les Lions qui pissent sur les roues, ailleurs...
Ah zut, 'fallait pas le dire, JMD vous avait faire croire qu'il les approchait dangereusement, lui seul, 
avec témérité mais bientôt adopté par les fauves... 
Mince, encore une belle histoire fichue en l'air... 
Et la grande 'exploration' de son wild wild west africain, et de sa "savane", hein ?! 
Pffffff, pas romantique pour deux cauris, l'Ornithondar
Savoir vendre un produit, et son ego, c'est tout un art... Tricher, petitement.

Ci-dessous:
Phacochères familiers à l'embarcadère du Djoudj (9h48-51, à g. et à d.) - Phacochères moins familiers sur le Grand Lac asséché (11h15, au centre)
Parc national (des oiseaux) du Djoudj (PNOD) 2017 05 16 matin / © Photos par Frédéric Bacuez
- Cliquer sur les photos pour agrandir -

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