" Quand y aura-t-il des observateurs qui nous rendront compte de ce que font nos hirondelles au Sénégal et nos cailles en Barbarie ? "
- Comte de Buffon (France), 1737
" Avoir vu un éléphant n'est pas une question d'âge mais une question d'avoir parcouru la brousse "
- Roger Bila Kaboré (Burkina Faso)

dimanche 11 mars 2012

11, aparté: le manifeste de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) pour l'élection présidentielle (française)



Voir aussi le site du centenaire de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO, France): http://centenaire.lpo.fr/
Et le site habituel de la Ligue: http://www.lpo.fr/

" J'avais alors vingt ans, et la modernité m'est apparue comme une immense imposture. "

- Pierre Rabhi.

VOLS D'OISEAUX
Chanson de l'universel

Viens me dit la Muse
Chante-moi un chant qu'aucun poète ne m'a encore chanté
Chante-moi l'universel
Au coeur de cette vaste terre notre terre
De son incommensurable grossièreté, ses tas de cendre,
Dans l'enclos préservé de son noyau central,
S'abrite la graine perfection
Chaque vie y a sa part, plus ou moins,
Nul ne naît qu'elle ne naisse, secrète ou manifeste la graine attend.

Vois la science hautaine à l'oeil d'aigle,
Qui surveille le moderne à l'à-pic des sommets,
Qui décrète des chaînes de fiat sans réplique.
Et vois ensuite l'âme qui surplombe la science
Qui rassemble l'histoire comme des gousses à la ceinture du globe
Pour qui les myriades d'astres roulent à travers le ciel.
Par routes spiralées, par détours infinis
(Comme voilier qui ne finit pas de louvoyer sur la mer),
C'est pour elle que le réel se tend vers l'idéal.
Pour elle l'évolution mystique
Pour elle la justification non du seul bien mais aussi de ce que nous nommons le mal.
Sorties de derrière leur masque, qu'importe l'occasion,
Issues de l'énorme tronc purulent, de l'art, de la ruse ou des pleurs,
Santé et joie vont émerger, joie universelle.
Sorti de la masse, du morbide, du peu de fond,
Sorti de la médiocre majorité, des innombrables fraudes variées des hommes des Etats,
Electrique, antiseptique, collant à tout, se diffusant dans tout,
Le bien seul est universel.

Plus haut que ces tumeurs montagneuses la maladie le chagrin,
Un insaisissable oiseau ne cesse de planer, il plane il plane
Très haut dans la partie plus pure, plus heureuse de l'air.
Du coeur du nuage le plus maculé de l'imperfection,
Jaillit toujours l'unique rayon de lumière absolue,
Eclair de gloire du ciel.
A l'encontre des discordes de la mode coutumière,
Ou l'affolant vacarme de Babel ou l'assourdissante orgie,
Passe une musique qui apaise l'intervalle
Notes finales d'un choeur à peine audible sur un rivage lointain.
Ah ! les yeux bienheureux les coeurs bénis
Qui voient, qui savent la finesse du fil qui nous guide
Dans le puissant labyrinthe.

- Walt Whitman, in 'Feuilles d'herbe' (1855).

1 commentaire:

  1. Bonjour Frédéric, (difficile de poser un message;;;du genre votre bulletin n'est pas walide dans cette urne) content de te lire, je te croyais endormi dans la ouate en attendant le deuxième tour en 2024; Quant à Pierre Rabhi, cela fait une quinzaines de jours que je ne cesse, chaque jour,d'ennuyer mon entourage en parlant de Pierre Rabhi :-) Amitiés :thibault

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