" Quand y aura-t-il des observateurs qui nous rendront compte de ce que font nos hirondelles au Sénégal et nos cailles en Barbarie ? "
- Comte de Buffon (France), 1737
" Avoir vu un éléphant n'est pas une question d'âge mais une question d'avoir parcouru la brousse "
- Roger Bila Kaboré (Burkina Faso)

dimanche 18 septembre 2011

18, deuxièmes vagues de courlis, plus fournies


Ci-dessus: 2011 09 13 16h30 sur le Lampsar limoneux, courlis corlieu en migration postnuptiale / Photo par Rozenn Le Roux pour Ornithondar

* Bango. Marigot de Lampsar, coté limoneux -

MIDI, 12h30-
10 sternes naines (sterna albifrons, little tern) pêchent comme d'habitude, descendant et remontant le marigot avec le vent / Les 2 hirondelles rustiques (hirundo rustica, barn swallow) juvéniles estivantes passent [>Lampsar 'doux'].
SOIR-
Sur la berge, le sable est enfin dégagé: le chevalier guignette (actitis hypoleucos, common sandpiper) et 1 chevalier gambette (juvénile, tringa totanus, common redshank) courent ensemble et en tous sens pour saisir les innombrables insectes de 'la plage'. Un peu plus loin, l'aigrette des récifs (egretta gularis, western reef egret) pêche.

Après 18h30, nombreux cris de courlis corlieu entendus.
Observé: un vol de ~40 courlis corlieu (numenius phaeopus, whimbrel) en vol migratoire postnuptial au-dessus des mangroves de Thiolet [NE>SO] puis un vol de ~50 ind. par-dessus le marigot [N>S].
18h50, 3 courlis cendrés (numenius arquata, eurasian curlew) en migration postnuptiale au-dessus des mangroves de Thiolet [E>O]: deux mâles et une femelle.

Nota: les courlis corlieu sont, parmi les limicoles passant au-dessus du bas-delta du Sénégal, les migrateurs les plus audibles - pas toujours aisément visibles tant leurs sifflets emplissent le ciel et trompent la vision ! Depuis 2006, j'ai remarqué que s'ils sont souvent les premiers passants des migrateurs, dès la mi-juillet, les effectifs de chaque troupe en vol restent modestes de mi-juillet à mi-septembre, n'excédant que rarement la quarantaine d'individus par bande, en général de deux à quinze. Cependant, chaque année à partir du 15-20 septembre, j'observe que soudainement les troupes - beaucoup moins sifflantes !? dépassent souvent la cinquantaine voire la centaine d'individus par vol. Si les juillétistes et les aoûtiens ont l'air de faire halte dans la plaine alluviale, et peut-être hiverner pour nombre d'entre eux, les grands passages de la dernière quinzaine de septembre m'ont tout l'air d'être décidés à enjamber Sahara et Sahel pour descendre plus au sud, vers le Sine Saloum et au-delà.

19h, quelques dendrocygnes veufs (dendrocygna viduata) et les hérons pourprés (ardea purpurea).
18 laridés non identifiés en vol S>N au loin [fleuve Sénégal].
1 chevalier sylvain (tringa glareola, wood sandpiper) passe au ras des eucalyptus du jardin [vol N>S mangroves>intérieur de Bango].

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