" Quand y aura-t-il des observateurs qui nous rendront compte de ce que font nos hirondelles au Sénégal et nos cailles en Barbarie ? "
- Comte de Buffon (France), 1737
" Avoir vu un éléphant n'est pas une question d'âge mais une question d'avoir parcouru la brousse "
- Roger Bila Kaboré (Burkina Faso)

dimanche 24 octobre 2010

24, 5 espèces de passereaux européens dans le jardin !


* Bango. Marigot de Lampsar, coté limoneux -

Ci-dessus: rougequeue à front blanc femelle dans un jeune baobab; berges du Lampsar limoneux
Ci-après: quelques espèces de passereaux migrateurs (rougequeue à front blanc, rousserolles sp., fauvette des jardins) dans un épineux
/ 2010 10 24 entre 12 et 14h, photos par Frédéric Bacuez

Journée exceptionnelle sur les berges du Lampsar: en milieu de journée, dans un recoin du jardin entre la frondaison épaisse d'un cerisier d'Afrique, les branches épineuses d'un tout jeune acacia et le perchoir d'un baobab encore en feuilles, voilà qu'apparaît la femelle d'un rougequeue à front blanc (phoenicurus phoenicurus, common redstart), agitée mais peu farouche, aux cotés d'abord d'1 rousserolle turdoïde (acrocephalus arundinaceus, great reed warbler) bien observée (avec ses fines rayures grises sur le bas du cou et le haut du poitrail), puis d'1 fauvette effarvatte (acrocephalus scirpaceus, european reed warbler) et d'1 fauvette des jardins (sylvia borin, garden warbler). En fin de journée, 1 pouillot véloce (phylloscopus collybita, common chiffchaff) arrive du marigot et se pose dans les hauteurs d'un eucalyptus.
Nota 1: ces passereaux venus d'Europe occidentale vont passer l'hiver sous nos tropiques. Mais si après la dure traversée du Sahara, tous prennent quelque repos (de quelques dizaines de minutes à plusieurs jours) sur nos rivages aquatiques, rousserolle turdoïde et fauvette des jardins vont continuer vers le sud -le Golfe de Guinée pour la première; les savanes arborées et forestières pour la seconde- tandis qu'un certain nombre de rougequeues et de rousserolles effarvattes resteront dans notre delta jusqu'en mars ou avril avant de reprendre les routes du nord. Bienvenue, et... bonne chance !

Nota 2: autour des passereaux migrateurs en transit, quelques oiseaux résidents de nos tropiques: 4 bulbuls des jardins (pycnonotus barbatus, common bulbul), des souïmangas à poitrine rouge (chalcomitra senegalensis, scarlet-chested sunbird) - dont des juvéniles presque sevrés-, et même 1 choucador à longue queue (lamprotornis caudatus, long-tailed glossy starling) assoiffé qui tente de se rapprocher d'une vasque d'eau ! Au petit matin, 1 pic goertan (dendropicos goertae, grey woodpecker) tambourine le flamboyant; toute la journée, 1 crombec sitelle (sylvietta brachyura, northern crombec) bien bavarde escalade troncs et branches des arbres du jardin, venant même se mettre à l'abri/à l'ombre sous le toit de la maison !!! Autour des abreuvoirs perchés dans le flamboyant, au zénith étouffant, deux couples de capucins bec d'argent (euodice cantans, african silverbill), 1 moineau gris (passer griseus, northern grey-headed sparrow) et la tourterelle maillée (streptopelia senegalensis, laughing dove) qui nidifie régulièrement dans le bel arbre viennent se désaltérer, quelques heures avant le basculement salvateur des vents... Cela ne trouble guère une paire de moineaux domestiques (passer domesticus, house sparrow), madame et monsieur visiblement très pressés, qui démontent consciencieusement un nid sommaire de brindilles abandonné dans l'arbre à étages (terminalia), et en transfèrent illico les matériaux sous ma toiture... Idem pour le discret tisserin minule (ploceus luteolus, little weaver) qui inspecte régulièrement son nouvel ouvrage tissé et pendu aux tiges d'eucalyptus, juste en dessous du précédent nid - qui avait pourtant bien résisté aux intempéries de la mousson -, dans le vent.
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2 commentaires:

  1. cher amoureux des oiseaux quel beau textes
    aristophane
    j'ai joué les oiseaux
    à non c'était les grenouilles

    pardon quelle joie !
    les oiseaux avaient joué par peter brook

    je vais l'apprendre et quand je le dirai à la tél ou sur scéne je vous le dédicacerai
    c'est trop beau de recevoir de vos nouvelles à travers des mots d'oiseaux par votre bouche
    c'est un rêve
    povoir apporter du rêve de ce petit coin du monde que peu de monde à partager c'est trop beau
    à bientôt je vous laisse avec les oiseaux je reprends mes écrits
    see you soon

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  2. Vous êtes trop gentille !
    Laissez-moi, avant de vous écrire, juste un peu de temps pour me retourner après mon long séjour européen, et me réadapter aux moiteurs tétanisantes d'un après hivernage particulièrement humide...
    Sincèrement.
    Frédéric

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